VTT - En VTT dans les catacombes à Paris, Antoni Villoni raconte

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

À 30 mètres sous la capitale, Antoni Villoni s'est offert une session mémorable en VTT en février dernier, en plein coeur des catacombes de Paris. Le rider français raconte ce projet, de l'exploration en solo au tournage de 13 heures d'affilée. Une préparation minutieuse « Le 1er janvier 2020, je suis tombée sur un reportage des « Cataflic » sur Konbini, et je me suis dit qu'il y avait un truc à jouer. Il fallait que j'y aille et que je fasse du vélo dedans. J'ai essayé de me renseigner et de trouver quelqu'un qui m'amène dessous. Mais impossible, c'est vraiment un milieu fermé. J'ai réussi à trouver une localisation sur internet, où il y avait une entrée. Alors, je suis allé explorer les catacombes avec un papier vierge. J'ai fait mon propre plan. Personne ne voulait m'aider, je me suis adapté. La première fois, je suis resté 7 heures. » « J'ai multiplié les expéditions et j'avais fait pas mal de plans, j'ai tout mis au propre. À cause du Covid, il y a eu un gros break pendant un an, et puis j'y suis retourné en début d'année. J'ai monté mon équipe, en contactant un ami qui devait filmer, Mathieu Pelletier. On a réussi à trouver un endroit où il y avait plus de 73 cm pour faire passer le vélo. » Les sensations « C'était vraiment une aventure, quand j'en parlais autour de moi, tout le monde me disait que c'était impossible. C'est ça qui m'a motivé. Je veux faire des choses qui n'ont pas été faites et repousser toujours mes limites. Donc le Jour J, j'étais vraiment focus sur le fait d'y arriver. La première fois où je me suis retrouvé dans les catacombes avec de l'eau à la taille, c'est l'aventure, tu ne sais pas s'il y a des trous si tu vas tomber etc. On est resté 13 heures en dessous à filmer, de 9 h 30 à 22 h 30. Tourner pendant 13 heures, c'est une première, ça ne m'est jamais arrivé. »

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« Une fois qu'on est ressorti le soir, tu n'en reviens pas : c'était incroyable. C'est pour cette sensation-là que je fais ça. Sur le coup, tu ne réfléchis pas, c'était très dur physiquement, on est quand même descendu avec 12 kg de lampes, pour éclairer toutes les salles, la nourriture, le matos photo, vidéo, le vélo. J'avais mal au bras, car j'ai dû porter le vélo pour ne pas le mouiller. Rouler ce n'était pas le plus compliqué, j'ai l'habitude des endroits étroits, ce qui est difficile c'est d'y accéder. Donc quand on y est, on se dit surtout, mais pourquoi je fais ça ? » Des images rares « Tout a été filmé en caméra embarquée, je voulais amener une touche novatrice et quasiment jamais vu. Le but, c'est de donner des images et que les gens soient stupéfaits. Que ce soit pour filmer, pour rouler ou pour y accéder, tout était difficile dans ce projet. À chaque prise, je regardais ce que ça donnait pour être sûr que les plans soient bons. Je ne voulais pas louper quoi que ce soit. Des gros tricks tout le monde peut en faire, et là, je voulais changer pour rendre une vidéo originale qui met en avant des lieux beaux et historiques. »