Vuelta - Les gagnants et perdants de la première étape de la Vuelta

L'Equipe.fr
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Les cinq kilomètres d'ascension de l'Alto de Arrate ont révélé dès la première étape de la Vuelta les états de forme disparates des prétendants à la victoire finale. Primoz Roglic ou Richard Carapaz ont notamment été à la hauteur mais d'autres comme Tom Dumoulin ont déjà souffert. Où s'arrêtera la belle forme affichée par Primoz Roglic (Jumbo-Visma) depuis la reprise du calendrier cycliste ? Le final de cette première étape de la Vuelta convenait parfaitement au Slovène et celui-ci n'a laissé aucune chance à ses adversaires en survolant l'un de ces « sprints » post-ascension où il excelle. Son équipe a encore été impressionnante, à l'image de Sep Kuss (8e) et « Rogla » endosse déjà le maillot rouge. L'an passé, le Slovène l'avait gardé jusqu'à Madrid pour remporter son premier Grand Tour. lire aussi Le classement de la première étape

Deuxième en 2018 mais absent l'an passé, Enric Mas (Movistar) n'a pas raté ses retrouvailles avec la Vuelta. Le jeune Espagnol a facilement suivi le train Jumbo-Visma dans l'ascension avant de terminer en queue du groupe Roglic au sprint (6e). Lui aussi a retrouvé le Tour d'Espagne avec ambition : Richard Carapaz (Ineos) est déjà apparu comme le rival le plus sérieux de Primoz Roglic. Un an après l'imbroglio ayant conduit à sa mise à l'écart par l'équipe Movistar, l'Équatorien a pris la deuxième place de l'étape derrière l'intouchable Slovène. lire aussi Le classement général Un cran en dessous de Roglic sur le Tour de France, Tom Dumoulin (Jumbo-Visma) espérait sans doute faire jeu égal avec son coéquipier sur cette Vuelta. Mais l'Alto de Arrate a fait mal aux jambes du Néerlandais. Lâché à quatre kilomètres de l'arrivée, il a bénéficié du travail de Davide Formolo et Davide de la Cruz (UAE-Emirates) pour limiter la casse. Mais l'addition est déjà salée sur la ligne : 51 secondes concédées à Roglic. 16e de l'étape, Dumoulin est même devancé par trois autres Jumbo-Visma : Sep Kuss (8e), George Bennett (9e) et Robert Gesink (12e). Guillaume Martin (Cofidis) a également perdu pied au milieu de l'ascension mardi. Le grimpeur français espérait pouvoir jouer la victoire d'étape au sommet, il a dû l'observer de loin et lâche 1'08'' sur la ligne. Le meilleur tricolore du Tour de France 2020 a été distancé en même temps qu'Alejandro Valverde (Movistar). Souvent imprenable sur ce type d'arrivée, le vétéran espagnol devrait se mettre au service d'Enric Mas cette année. David Gaudu (Groupama-FDJ) ne gardera pas non plus de bons souvenirs de l'Alto de Arrate. Le leader de l'équipe de Marc Madiot a craqué face au tempo d'Ivan Sosa (Ineos) et perd 2'22'' sur Primoz Roglic.
Thibaut Pinot (Groupama-FDJ) avait prévenu : son dos qui l'avait tant fait souffrir sur le Tour de France « n'a pas évolué de la manière qu'il espérait ». Toujours diminué, le Franc-Comtois a cédé dans l'avant-dernière difficulté du jour, l'Alto de Elgeta. Il termine à une anonyme 63e place, à 9'56'' de Primoz Roglic. Alexandr Vlasov (Astana) a lui aussi connu une journée très difficile. Lui aussi a cédé face au rythme des Ineos dans l'Alto de Arrate. Leader de la formation kazakhe, il est déjà à plus de quatre minutes au classement général. Ancien vainqueur de la Vuelta, Chris Froome (Ineos) a bu la tasse ce mardi. Le Britannique est toujours très loin du niveau qu'il affichait avant sa grave blessure au Dauphiné en juin 2019. Pour la première étape de son ultime course avec Ineos, « Froomey » a cédé avant l'Alto de Arrate et terminé à plus de onze minutes de Roglic. Le quadruple vainqueur du Tour de France a montré les mêmes limites qu'au dernier Dauphiné et sur Tirreno-Adriatico, qui l'avaient écarté du Tour de France et du Giro.