Vuelta - Guillaume Martin, 9e de la Vuelta : « Je finis dans un état pitoyable »

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Guillaume Martin (Cofidis), 8e du Tour de France cet été, s'est arraché pour préserver sa place dans le top 10 du classement général du Tour d'Espagne malgré des douleurs à une côte et au sacrum. « Dans quel état achevez-vous cette Vuelta ?
Je finis dans un état pitoyable. J'appréhendais de monter sur le vélo de chrono ce matin, je suis parti rouler pour voir ce que ça donnait, et c'était vraiment inquiétant. Avec mes couleurs à la cote et au sacrum, j'avais du mal à monter sur le vélo et encore plus à pousser sur les pédales... Pour tout vous dire, cet après-midi, j'ai du mettre un emplâtre américain pour chauffer la zone. Ça m'a fait du bien. J'ai vraiment serré les dents. C'est sans doute le pire chrono que j'ai jamais fait mais l'essentiel est ailleurs. Êtes-vous soulagé d'avoir maintenu votre place dans le top 10 au général ?
Oui, c'est un soulagement parce que j'en ai sué pour ça. C'est une barre symbolique, ça m'aurait attristé de finir onzième. Hier (samedi) encore, quand j'ai lâché à 70 kilomètres de l'arrivée et que je n'avais aucune énergie, je voyais vraiment ce top 10 s'envoler. Je suis d'ailleurs convaincu que sans Rémy Rochas, qui m'a énormément aidé, il était parti. C'est une grande fierté de m'être accroché. Il n'y a pas tant de coureurs qui ont fini dans le top 10 deux grands tours de suite cette saison en ayant en plus participé aux Jeux Olympiques au milieu. Je ressens beaucoup de fierté. « Je vais prendre du repos. On a tous le souvenir de ce qui est arrivé à Thibaut Pinot » Etiez-vous déjà allé si loin contre la douleur pendant une course ?
Les cyclistes sont assez masochistes, ils ont l'habitude d'aller dans la douleur. Après, il y a celle qu'on s'inflige pour aller vite et celle qu'on subit quand on se bat contre notre corps. J'avais déjà fini le Tour 2018 en me battant pour le maillot blanc avec une côte cassée. Je l'avais traînée pendant deux semaines et je n'avais appris que c'était cassé qu'à la fin de la course... Le corps sécrète des endorphines qui font qu'on est capable de supporter tout ça : quand l'excitation et la pression de la course vont disparaître, c'est là que ça va faire le plus mal. Vous allez donc vous soigner, désormais...
Oui. Je devais aller aux championnats d'Europe mais c'est plus sage et plus honnête pour l'équipe de France, et plus respectueux de mon corps, de décliner la sélection. Je vais prendre du repos. On a tous le souvenir de ce qui est arrivé à Thibaut Pinot. Il a continué le Tour de France avec une blessure similaire et ses douleurs ont duré plus d'un an. Je n'ai certainement pas envie de vivre ce qu'il a vécu. Je vais me soigner avant d'envisager la suite. » lire aussi Roglic vainqueur de son troisième Tour d'Espagne

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