Vuelta - Guillaume Martin (Cofidis) : « Ni regret ni remord à avoir » sur le Tour d'Espagne

L'Equipe.fr
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Distancé dès les deux premières étapes, le meilleur Français du Tour de France ne s'attendait pas à subir un tel début de Vuelta à l'occasion de sa première participation. Mais il ne se montre pas abattu pour autant.

« Comment analysez-vous ces deux premières étapes de la Vuelta où vous n'avez pas été à votre avantage (29e au général, + 9'25'') ?
Lors de la première étape, il m'a manqué un petit quelque chose pour rester à l'avant de la course. J'ai pas mal souffert dans la montée finale vers Arrate. Ç'a été une première mise en route un peu violente et je ne m'attendais pas à perdre du temps comme ça d'entrée. Après, sur la deuxième étape, j'ai manqué de vigilance au moment où ça a accéléré devant sur cette bosse à une trentaine de bornes de l'arrivée. J'étais un peu loin de l'avant de la course, mes coéquipiers aussi, et l'écart s'est vite creusé. Le temps de s'organiser et avec un petit groupe devant qui roulait à vive allure, on n'a jamais pu rentrer. Sur la fin, j'ai même perdu du temps volontairement (+ 8'20'' à l'arrivée) afin de me laisser, pourquoi pas, un peu de marge de manoeuvre pour la suite. C'est peut-être un mal pour un bien. Ce temps perdu va peut-être me permettre d'aller chercher une étape d'ici à la fin de la Vuelta.

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Ce n'est pas trop frustrant de débuter votre première Vuelta dans ces conditions ?
J'avais dit que j'abordais cette Vuelta sans vraiment de pression. Il faut donc se montrer cohérent avec ça. Je ne m'étais pas mis le général en tête à 100 % et c'est sans doute pour ça qu'on était collectivement moins impliqué. Ce qui n'était pas le cas sur le Tour où l'on a eu un engagement collectif qu'on n'a pas su répéter dès le début de cette Vuelta. Il n'y a ni regret ni remord à avoir et, par conséquent, je ne suis pas du tout abattu.

En dépit de ce début de Vuelta un peu compliqué, vous pensez tout de même avoir franchi un nouveau palier cette saison ?
J'ai vingt-sept ans et dans le cyclisme moderne, ça peut paraître vieux. Mais je pense que j'ai encore de belles années devant moi et encore une belle marge de progression. Par rapport à certains, je suis un coureur à maturité tardive. La preuve : je progresse toujours d'année en année. Cette saison, je pense sincèrement que j'ai franchi un nouveau cap. »