Vuelta - Romain Bardet après sa Vuelta : « Ça m'a fait beaucoup de bien à la tête »

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Sur la Vuelta 2021, Romain Bardet effectuait son premier grand tour sans penser au classement général. Le Français raconte trois semaines « géniales » où il a gagné une étape et confirmé ses progrès dans l'exercice du contre-la-montre. « Avez-vous pris du plaisir sur ce Tour d'Espagne ?
Oh oui, beaucoup. Il a fallu digérer la chute subie en début de course et il y avait un peu de fatigue sur la fin mais globalement, c'était une course géniale, j'ai passé une deuxième semaine superbe. Chaque jour on se tirait vers le haut dans l'équipe, il y avait toujours deux ou trois mecs de l'équipe devant, le maillot à pois à défendre, des sprints à lancer... L'équipe a fait une magnifique course, moi en tout cas je me suis régalé à être dans les échappées ou à rouler à l'avant du peloton. Je n'ai pas vu passer les jours. lire aussi Le classement général de la Vuelta Quels souvenirs garderez-vous de ces trois semaines ?
Ma victoire d'étape, mais pas seulement. Là où j'ai pris le plus du plaisir, c'est peut-être vendredi, quand il a fallu chasser Magnus Cort Nielsen : on n'y est pas arrivés, mais on a roulé à quatre pendant 50 bornes à l'avant du peloton, c'était un vrai beau moment de course, tout le monde est venu nous féliciter après l'étape. J'aime me mettre au service des autres et il faut savoir débrancher un peu le cerveau, parfois... J'ai l'impression d'avoir un peu plus ouvert ma palette cet été en arrêtant de me concentrer uniquement sur le classement général. Ça m'a fait beaucoup de bien à la tête. « Désormais, je me sens super serein quand j'arrive sur la ligne de départ d'un chrono » Vous avez notamment réussi deux bons contre-la-montre (14e du prologue, 20e de la dernière étape).
Oui, les deux chronos étaient propres, je suis très content. J'ai beaucoup travaillé l'exercice depuis mon arrivée chez DSM mais ça a mis du temps à venir : jusqu'au mois de juin, je ne sentais pas une différence flagrante au niveau physique. Là, le boulot commence à payer. Dans cette équipe, on m'enlève tout le stress des résultats sur le contre-la-montre, on me demande juste de me concentrer sur le processus et de donner le meilleur de moi-même. Tout est calé, on a tous un protocole, on reçoit nos plans à l'avance. Désormais, je me sens super serein quand j'arrive sur la ligne de départ d'un chrono. C'est cool. lire aussi Toute l'actu de la Vuelta Vous allez désormais rejoindre l'équipe de France pour les Championnats d'Europe...
Je suis très motivé à l'idée de retrouver Thomas (Voeckler) et le reste de l'équipe dimanche prochain. Je n'ai pas énormément couru cette année donc je suis content de pouvoir continuer sur ma lancée. Je ne me sens pas fatigué mentalement puisqu'on m'autorisait à me relever dès que possible. Samedi par exemple, j'ai fini à deux à l'heure et j'ai perdu huit minutes en sept kilomètres(rires). Le dernier chrono prouve que j'ai réussi à garder un peu de fraîcheur pour la fin de saison, je ne sors vraiment pas de cette Vuelta cramé. »

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