Webber et le "timing affreux" de la pige de Russell pour Hamilton

Basile Davoine
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Désormais sur le toit de la Formule 1 avec un nouveau record de victoires et un septième titre mondial, , à tel point que rien n'est signé à l'heure actuelle. Toto Wolff a même laissé entendre que tout pourrait se conclure uniquement à la veille des essais hivernaux.

Les deux parties ont longtemps repoussé l'échéance, estimant que la saison bouleversée, cadencée et condensée par la crise du coronavirus n'était pas propice à des discussions avant son terme. Sauf qu'un événement imprévu est survenu lorsque le pilote britannique, touché par le COVID-19, a été contraint de déclarer forfait pour le Grand Prix de Sakhir. Il a alors été brillamment remplacé par , cette performance sera à coup sûr habilement utilisée par Toto Wolff lors des négociations qui arrivent.

"Le timing pour Lewis était juste affreux", estime l'ancien pilote au micro du podcast At The Controls. "J'ai passé 1000 jours dans une F1 avec les essais et les week-ends de Grand Prix. Tout cela s'est étalé sur 12 ans et si l'on prend les jours de présence physique dans la voiture, je pense que j'ai dû être absent trois jours, car je ne voulais pas que qui que ce soit s'approche de ma voiture. On essaie simplement de veiller sur ce que l'on fait. On ne veut pas que quelqu'un s'expose avec votre matériel et votre personnel. C'est une industrie tellement impitoyable. Même pour quelqu'un comme Lewis, c'était globalement un inconvénient."

"George a bien piloté. Oui, c'était le circuit le plus simple du monde, ce n'était pas Suzuka. Mais il a tout de même brillamment piloté dans un environnement compromis sur le plan ergonomique. Toto aime jouer les funambules avec énormément de choses. Et il semble que ça a une nouvelle fois tourné en sa faveur."

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Selon Webber, l'épisode Russell est un élément supplémentaire qui vient s'ajouter à un contexte très modifié pour Hamilton, au terme d'une année marquée par une crise sanitaire et économique, mais aussi avant l'introduction de futures règles financières en Formule 1, d'abord via le plafonnement des budgets puis, à l'avenir, via un probable plafonnement des salaires des pilotes.

"Il est évident que Toto et lui entretiennent de très bonnes relations", rappelle Webber. "Mais il y a naturellement le timing autour de certaines choses, particulièrement son virus à la fin [de la saison] et ce plafonnement [des salaires] qui va arriver pour les pilotes à l'avenir. Est-ce que cela va impacter son contrat ? Cela dépend de la durée bien sûr, ça ne commencera pas l'an prochain, mais en tenant compte de ça, cela pourrait remettre en cause les montants pour la fin de son contrat. Je suis certain que tout ceci est sur la table."

"Financièrement, Il [Hamilton] veut tirer toutes les opportunités possibles de la situation, car il croit avoir une valeur, et c'est le cas. Il apporte énormément à la F1, il apporte énormément à Mercedes. C'est la star du box-office et il veut être reconnu."