Wendie Renard (capitaine des Bleues) avant les débuts à l'Euro contre l'Italie : « On doit se lâcher »

Wendie Renard (capitaine des Bleues) avant les débuts à l'Euro contre l'Italie : « On doit se lâcher »

Alors que les Bleues feront enfin leur entrée en lice à l'Euro dimanche soir face à l'Italie à Rotherham, Wendie Renard, la capitaine de l'équipe de France, espère un succès pour lancer idéalement le tournoi des Françaises.

« Vous avez ressenti une gêne à une cuisse durant la préparation. Comment vous sentez-vous physiquement et mentalement à la veille du début de la compétition ?
C'est vrai, j'ai ressenti une petite gêne à la cuisse. On a décidé de ne pas prendre de risque. J'ai repris l'entraînement normalement, tout va bien. Le collectif a juste hâte de commencer la compétition. On savait dès le tirage au sort qu'on était le dernier groupe à jouer et qu'il y aurait énormément d'attente. À nous de jouer dès les premières minutes.

« Le premier match vous donne la confiance pour la suite, on fera tout demain (dimanche) pour se mettre dans les meilleures conditions pour la suite de la compétition »

Comment vous sentez-vous au camp de base et par rapport à la vie que vous avez là-bas ?
La FFF a fait des efforts pour nous mettre dans les meilleures conditions. Le camp de base est bien. C'est dommage qu'on n'ait pas de réseau mais le wifi fonctionne bien (rire). On essaye de s'adapter. On a tout à proximité. C'est sympa. Le plus important demain (dimanche) est de bien entrer dans la compétition, de mettre du rythme et de l'agressivité d'entrée.

Qu'est-ce que cela vous fait d'aborder cette compétition avec le brassard ?
Cela me fait énormément plaisir d'attaquer une nouvelle compétition avec mon pays, c'est toujours une fierté de le représenter. Avec ou sans le brassard, cela ne change pas grand-chose pour moi personnellement.

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Est-ce qu'un premier match est plus difficile que les autres, quel que soit l'adversaire ?
Il est plus difficile, il vous lance dans la compétition. Ça doit un peu nous soulager car on a vu les autres équipes jouer, on sait à quoi s'attendre. On doit se lâcher, jouer avec nos qualités, avoir confiance. Ce sera un match difficile car il y aura une belle équipe en face, avec un collectif fort, des individualités de haut niveau. C'est un Championnat d'Europe avec de grandes équipes. Le premier match vous donne la confiance pour la suite, on fera tout demain pour se mettre dans les meilleures conditions pour la suite de la compétition.

Est-ce que cela vous rajoute de la pression quand vous voyez que les autres grosses équipes sont parties sur les chapeaux de roues ?
Non, pas forcément, chaque personne a ses rencontres à jouer. Il n'y a pas forcément de pression. Les trois premiers matches sont comme un mini-Championnat, on se doit de prendre un maximum de points pour sortir de cette poule. Les autres équipes ont marqué beaucoup de buts, elles ont mis les ingrédients pour le faire. Il va falloir faire comme elle et mettre de l'intensité.

« On sait ce qu'on doit faire pour gagner un match »

Cette équipe d'Italie a une forte base de joueuses de la Juventus que vous avez affrontée en Ligue des champions. Quel souvenir gardez-vous de ces joueuses ?
C'est une belle équipe avec des individualités capables de faire la différence. Elles se connaissent par coeur. En club et en sélection ce ne sont pas les mêmes attentes mais le but est toujours d'aller marquer et gagner. On est au courant, Pauline (Peyraud-Magnin) la première car elle les côtoie tous les jours. À nous de tout faire dès le début du match pour les mettre en difficulté le plus possible.

Il y a trois ans, vous avez disputé une Coupe du monde devant 30 000-40 000 personnes. Dimanche, ce sera un petit stade avec 10 000 personnes. Est-ce que ça change quelque chose dans l'approche qu'il y ait moins de soutien ?
Nous n'avons pas choisi les stades. Le plus important, c'est le terrain. On aimerait avoir plus de capacité, c'est comme ça. Le plus important, c'est de le voir rempli. Une fois sur le terrain, on entre dans la compétition, dans l'échauffement et on sait ce qu'on doit faire pour gagner un match.

Est-ce que vous avez en tête cette barrière des quarts de finale à passer ?
Nous n'y sommes pas encore. Le match de demain est important, il va nous donner la confiance pour la suite. Je considère que les trois premiers matches sont des matches de Championnat, il faut les remporter en respectant toutes les équipes. Le fait de s'arrêter en quarts dépend aussi de l'adversaire. On va se concentrer sur l'Italie, la Belgique puis l'Islande, on aura le temps de parler des quarts après. »

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