Wilhem Belocian toujours en réflexion

Wilhem Belocian, ici à l'Insep en 2021 avec Ketty Cham, n'a pas encore choisi son nouveau coach. (A. Réau/L'Équipe)

Wilhem Belocian, qui a annoncé mercredi qu'il cessait de s'entraîner avec Ketty Cham, n'a pas encore arrêté son choix quant à son futur coach.

Après douze ans de collaboration avec son entraîneure Ketty Cham au CREPS des Abymes, Wilhem Belocian a pris la décision de donner un nouvel élan à sa carrière et s'est séparé de sa coach. Le hurdleur de 27 ans, privé des Mondiaux et des Championnats d'Europe cet été en raison d'une blessure (une lésion partielle du tendon à l'insertion haute des ischio-jambiers gauches) qu'il est toujours en train de soigner, avait « besoin de sortir de sa zone de confort », indique Romain Barras, directeur de la haute performance à la Fédération française (FFA).

« Il voulait sortir d'un mode de fonctionnement avec sa coach qui était beaucoup dans l'affectif, il y avait beaucoup de complicité et de bienveillance, explique Barras jeudi. À ce stade de sa carrière, il a besoin d'autre chose, avec un entraîneur plus directif et challengeant au quotidien. »

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Pour cela, le Guadeloupéen, champion d'Europe 2021 du 60 m haies, va venir s'entraîner en métropole, où les entraîneurs de haut niveau sur les haies ne manquent pas, entre Reims, l'Insep, Créteil ou Poitiers, notamment. Les discussions sont en cours entre Belocian et la haute performance pour étudier les différentes pistes. « Wilhem a pris sa décision dans une période délicate pour lui, il était blessé, la discipline était en plein essor avec des jeunes qui arrivaient, c'est un été où il a vu les gens courir, performer pendant qu'il était en rééducation, poursuit Barras. C'est une décision qui lui a demandé de la réflexion. »

Décision d'ici deux à trois semaines

L'athlète ne veut pas se précipiter, d'autant plus qu'il termine sa rééducation. « Il travaille encore sur Biodex, une machine isocinétique, a précisé Romain Barras. La blessure va beaucoup mieux, il n'a plus de douleur sur les positions assises, qui étaient très gênantes sur l'accroche des ischio au niveau des fessiers. Il a des examens de prévus très bientôt. Il n'y a pas péril en la demeure pour trouver absolument un entraîneur. »

« Il a 18-20 mois devant lui (avant Paris 2024), souligne Fabien Lambolez, responsable national du sprint et des haies hautes. Il ne faut pas une adaptation trop importante, déjà que le changement de lieu n'est pas anodin. » La décision quant à l'identité de son nouvel entraîneur devrait être actée d'ici la fin du mois, voire début octobre. Ketty Cham, elle, reste cadre technique à mission nationale (CTN) et entraîneure au pôle espoirs de Guadeloupe, avec un groupe dans lequel se trouve notamment Laëticia Bapté, et coordonnatrice du plan Antilles-Guyane.