Wimbledon (H) - Félix Auger-Aliassime, qualifié pour les quarts de Wimbledon : « Un beau moment dans ma vie »

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Très ému par sa victoire sur Alexander Zverev (6-4, 7-6, 3-6, 3-6, 6-4) et sa qualification pour les quarts de finale de Wimbledon, Félix Auger-Aliassime est conscient qu'il vit un moment extraordinaire. « Vous avez semblé très ému après le match. Pouvez-vous nous dire ce que vous avez ressenti ?
C'est un beau moment dans ma vie. Je rêvais de jouer ces grands tournois quand j'étais enfant. Maintenant, j'y suis, je joue devant du public sur le court n°1 de Wimbledon. C'est un moment magnifique dans ma vie et, oui, j'étais ému. J'ai aussi essayé de prendre un moment pour moi, pour regarder autour de moi et apprécier le moment car ça n'arrive pas tout le temps dans une vie et ça n'arrive pas à tout le monde. J'ai essayé de prendre du plaisir car c'est un moment unique et je vais essayer de continuer de la sorte pour en vivre d'autres. Ce sont des moments qui font la différence dans la vie d'un sportif. Et il s'est passé tellement de choses dans ce match. lire aussi Auger-Aliassime s'offre Zverev Quel était votre état d'esprit quand Zverev est revenu à hauteur ?
Déjà, il faut reconnaître qu'il a commencé à bien mieux jouer. De mon côté, j'ai fait des jeux un peu plus faibles. J'ai fait des fautes, mais rien d'anormal, je jouais toujours de la bonne façon. J'avais toujours confiance en moi, j'ai tenté de lâcher des coups mais les choses n'ont pas tourné en ma faveur. Mais je n'ai pas paniqué, je suis resté assez serein, assez calme. Au cinquième set, j'ai pu breaker rapidement et ça donne de la confiance. Et physiquement, je me sentais bien. Je savais que j'avais la caisse pour ce qui allait suivre. Ce n'était pas le cas à l'Open d'Australie (il menait deux sets à zéro face à Aslan Karatsev avant de s'incliner en seizièmes de finale), où je ne pouvais plus bouger à la fin. Là, les sensations étaient différentes. Félix Auger-Aliassime « Physiquement, je me sentais bien. Je savais que j'avais la caisse pour ce qui allait suivre » Ce premier quart de finale en Grand Chelem signifie-t-il que vous avez passé un cap ?
Déjà, il faut apprécier le moment. Je vais essayer d'en profiter ce (lundi) soir. Et le tournoi continue et dès demain je vais me concentrer sur la suite. Mais j'espère que c'est une victoire sur laquelle je vais pouvoir rebondir dans les prochaines semaines, qu'elle va m'apporter encore plus de confiance. lire aussi Le tableau hommes de Wimbledon Comment allez-vous célébrer cette victoire dans la bulle sanitaire ?
Je ne vais pas vraiment célébrer au sens propre. On va en parler ici avec mon équipe, mes proches, rigoler, passer un bon moment. Mais après, je vais tranquillement rentrer dans ma chambre comme je le fais depuis deux semaines, rien de spécial. Mais à partir de demain, on ne parlera plus de ce match, on ne parlera que de la suite.

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Et la suite, c'est Matteo Berrettini. Du costaud, mais aussi un ami.
Oui, ces deux dernières années, les chiffres parlent pour lui. Il a déjà fait demi-finale (à l'US Open en 2019) en Grand Chelem, il est très constant. Il ne perd pas contre les joueurs qu'il est censé battre, on va dire. Il sert très bien sur gazon, il a gagné le Queen's. Il a un gros coup droit, ce qui est bien sur gazon. Je vais voir ce que je peux faire, mais c'est sûr qu'il est efficace sur gazon et je vais devoir arriver à contrer ça. Et oui, c'est un ami. On passe du temps ensemble, on a regardé des matches de l'Euro ensemble, on s'est entraîné ensemble. C'est un super gars, mais il faudra l'oublier. »

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