Wolff doute du gel moteur devant l'opposition de Ferrari et Renault

Fabien Gaillard
·3 min de lecture

Après l'annonce du départ de Honda fin 2021, Red Bull est à la recherche d'une solution pour motoriser ses monoplaces à partir de 2022. Le choix préférentiel de l'écurie se porte sur la reprise de l'usine moteur du constructeur nippon pour les fabriquer elle-même et les utiliser. Mais, dans ces conditions, l'écurie souhaite qu'un gel moteur global soit mis en place car elle n'aura pas les moyens et les capacités de développer ce moteur et d'en concevoir d'autres, et donc de lutter à armes égales.

Lire aussi :

Ferrari catégoriquement opposé à un gel moteur prématuré Renault s'oppose aussi au gel moteur dès 2022

Mercedes a d'ores et déjà indiqué être prêt à soutenir ce projet afin que Red Bull demeure sur la grille, tout en réduisant les coûts pour les autres motoristes. Cependant, Ferrari et Renault ont au contraire fait part de leur opposition, insistant sur la nécessité de concurrence et de développement dans ce domaine.

Au vu de ces prises de position, Toto Wolff ne se fait pas vraiment d'illusions sur le devenir d'un éventuel gel moteur. "Je pense que le désaccord de deux des motoristes veut dire que ça ne peut pas entrer en vigueur [et] être introduit. Ils ont leurs raisons de rejeter cela. Je suppose que nous redoutons également la situation dans laquelle se trouvent Honda et Red Bull. Renault et Ferrari ont été très directs dans leurs positions, donc malheureusement, je ne vois pas [un gel] se produire."

Red Bull a indiqué qu'une décision serait prise dans les six prochaines semaines, qui aura un impact sur la structure de pointe du programme mais aussi AlphaTauri. Sous l'empire de la réglementation actuelle, si aucun accord n'est trouvé, c'est à Renault que reviendra la tâche de fournir des unités de puissance aux deux équipes à compter de 2022.

Lire aussi :

La Mongolie demande à la FIA d'agir sur le cas Verstappen

Mais Red Bull a éloigné cette perspective et Christian Horner, son team principal, a déclaré plus tôt dans la semaine qu'il espérait que la FIA interviendrait et s'assurerait que les intérêts particuliers ne se mettent pas en travers de l'intérêt général de la F1 : "La tâche de l'instance dirigeante et du détenteur des droits commerciaux est d'étudier dans la globalité ce qui est bien pour la F1."

"Nous avons perdu un motoriste en Honda, ce qui est une nouvelle désastreuse pour la F1. Et pour que Red Bull prenne en charge ce projet moteur… nous ne pouvons simplement pas assumer [les coûts], dans le contexte d'un développement ouvert, particulièrement dans le monde actuel."

"Je pense que la FIA et le détenteur des droits commerciaux tiennent des discussions constructives. Bien sûr, cela doit se faire main dans la main avec les constructeurs automobiles qui sont présents en F1. Et je pense que c'est ce qui va se produire. Il est clair qu'une solution ou une autre doit être trouvée dans les semaines à venir."