Wout van Aert, après la 5e étape du Tour de France : « Vraiment une journée de merde »

Grosse frayeur pour Wout van Aert, mais le Belge s'en sort bien. (S. Mantey/L'Équipe)

Victime d'une chute et passé très près d'une deuxième, Wout van Aert a vécu, à l'image de son équipe Jumbo-Visma, une étape dure. Mais il conserve malgré tout son maillot jaune.

« Est-ce l'étape la plus dure que vous ayez vécue ?
Oui, peut-être. Beaucoup m'avaient dit de ne pas comparer une étape pavée sur le Tour et une classique. Je confirme que c'est vraiment différent. C'est dangereux.

Comment allez-vous, suite à votre chute ?
Merci, je me sens bien, physiquement et mentalement. Après ma chute, j'ai senti des difficultés pour me remettre à me battre pour retrouver la bonne position et pour me relancer dans le combat. Et puis on a encore eu plus de malchance avec l'équipe, mais physiquement ça va.

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« J'étais sonné, submergé par ce qui m'était arrivé. J'ai eu peur et je suis passé à quelques centimètres d'un gros accident »

Qu'est-il arrivé avec la voiture DSM que vous avez frôlée ?
J'étais un peu sonné je crois après être tombé. J'ai freiné un peu tard en arrivant sur elle, et quand ils ont freiné, j'ai failli tomber sur mon équipier, Steven Kruijswijk. J'étais sonné, submergé par ce qui m'était arrivé. J'ai même demandé à Steven ce qui s'était passé avec la voiture et il a m'a dit qu'ils avaient freiné trop fort. En tout cas, j'ai eu peur et je suis passé à quelques centimètres d'un gros accident.

On vous a vu mener en tête de peloton. Étiez-vous conscient de sauver votre propre maillot jaune ?
Non, je ne savais pas. À mi-étape, je pensais que j'allais le perdre parce que je n'étais pas en position de rouler avec les meilleurs. Et j'étais derrière quand Jonas a eu une panne. Mais collectivement, on a réussi à limiter les dégâts. En fin de course, on a même gardé la distance avec le groupe de Pogacar mais on avait du mal à les voir devant nous à cause de toute la poussière.

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« On a passé le rond-point où Primoz Roglic est tombé mais on ne l'a pas vu. En 15 minutes, il s'est passé tellement de choses. À un certain moment, il n'y a personne devant, pas de voitures, pas de moto et on avait la sensation d'être très loin du groupe devant »

Pouvez-vous résumer votre course d'équipe non pas en deux mots mais en deux phrases ?
Je préférerais le faire en deux mots ! On avait les bons plans mais ce n'est pas pour ce résultat qu'on était venu. On était fort collectivement. On a dû se battre pour la poursuite mais on n'a pas pu mettre la pression aux autres et c'est dommage. Je suis déçu de ne pas avoir fait plus pour la chasse, à la fin... Oui, c'est juste une journée de merde, avec toutes ces pannes et même la mauvaise communication pour les dépannages. On a passé le rond-point où Primoz (Roglic) est tombé mais on ne l'a pas vu. En 15 minutes, il s'est passé tellement de choses. À un certain moment, il n'y a personne devant, pas de voitures, pas de moto et on avait la sensation d'être très loin du groupe devant. Mais on avait les infos des écarts et on a continué à se battre. C'est une étape qui est passée vite mais qui était très exigeante.

Primoz Roglic a perdu beaucoup, mais Jonas Vingegaard est bien resté dans le coup, c'est en partie positif ?
Le groupe de Primoz a fini loin. Une minute, ça peut sembler long mais dans les montagnes, tout peut encore changer. On a toujours deux des meilleurs coureurs et on continuera à se battre. »

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