Wout van Aert, vainqueur de la Bretagne Classic : « Je me sens en forme »

Wout van Aert s'est imposé sur au sprint. (L'Equipe)

Wout van Aert a remporté la Bretagne Classic dimanche après-midi. Après son Tour de France impressionnant, le Belge continue sur sa lancée, en vue des Mondiaux (18-25 septembre).

Wout van Aert (vainqueur de la Bretagne Classic) : « La Bretagne Classic est une des plus grandes courses de l'année. Elle est vraiment usante avec toutes les petites bosses courtes mais raides qui composent le parcours. C'est beau de gagner en Bretagne où le cyclisme est vraiment populaire.

Je me sens en forme. Après le Tour de France, j'étais vraiment malade pendant une semaine. J'ai pris le temps de récupérer. Il reste quatre semaines avant les Championnats du monde. C'est assez long mais jusqu'à présent, je me sens bien.

L'équipe a eu beaucoup de malchance récemment avec par exemple la blessure de Christophe Laporte la semaine dernière. On sait que c'est dur de contrôler la course dans ces circonstances, mais on a pris nos responsabilités et heureusement, dans le final, j'avais les jambes.

Dans la dernière partie de la course, on a essayé d'attaquer chacun notre tour (avec d'autres poursuivants comme Valentin Madouas). C'était important de pouvoir suivre les attaques des autres. J'ai pris la décision de lancer le sprint d'un peu plus loin avec beaucoup de vitesse et c'était bien comme cela.

(À propos d'Axel Laurance) Pour moi, c'est un nouveau coureur mais s'il est capable de faire ça après 250 km d'effort, cela veut dire quelque chose. »

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Le classement de la Bretagne Classic

Axel Laurance (deuxième de la Bretagne Classic) : « Je voulais à tout prix prendre la roue de Van Aert. Quand il a lancé le sprint, je me suis dit "pourquoi pas". J'ai essayé de déborder, mais après, il a vraiment usé de toute sa puissance et j'ai senti que c'était mission impossible de revenir. Faire deuxième à Plouay, c'était inconcevable au départ. J'admire Van Aert et Van der Poel car ils savent tout faire. Faire deuxième derrière lui, c'est génial.

Axel Laurance

« Je ne me suis pas laissé faire »

Je ne me suis pas laissé faire. Sur ces grandes courses, on ne nous respecte pas forcément par rapport aux grosses équipes World Tour. Aujourd'hui, il y avait 250 bornes au programme alors que le max que j'avais fait jusque-là était 215. Être sur le podium, c'est forcément une récompense énorme.

On était quatre dans l'équipe à vouloir se placer dès les 80 kilomètres précédant l'arrivée. Pierre Rolland a fait une belle journée. Après 230 bornes, j'étais dans le dur et Pierre m'a vraiment aidé à boucher les trous. J'avais peur de cramper, mais finalement, j'ai tout débranché à trois kilomètres de l'arrivée et je me suis dit : maintenant que tu y es, il faut y aller. »

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