Youri Duplessis Kergomard ambitieux en Coupe du monde : « Le podium du général est un vrai objectif »

Youri Duplessis Kergomard, 7e du classement général de la Coupe du monde. (FIS)

La Coupe du monde de skicross reprend ses droits ce jeudi à Idre Fjall, en Suède. Après une trêve d'un mois, le Français Youri Duplessis Kergomard, 7e du classement général, revient sur son début de saison et ses prochains objectifs.

« Vous vous apprêtez à entamer la seconde partie de saison. Quel bilan tirez-vous après les cinq premières manches ?
Il est largement positif. Durant mes trois dernières années de Coupe du monde, je n'ai jamais marqué autant de points en une saison complète que là lors des cinq premières courses. J'ai terminé 2e à Val-Thorens(lors de la 4e manche, second podium de sa carrière après Val-Thorens en 2019) donc c'est encourageant pour la suite. Cela te donne envie de jouer les premiers rôles. On s'entraîne dur en passant des journées entières sur les skis et quand ça se concrétise, c'est beau.

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À 26 ans, comment expliquez-vous cette progression par rapport aux deux dernières saisons ?
J'étais dans une période où j'avais moins de motivation avec une ambiance particulière sur le circuit. La saison dernière, le staff a changé. Michel Lucatelli (chef du skicross français pendant dix ans) est revenu à son poste et je n'avais jamais couru dans son équipe. Le professionnalisme et les objectifs sont montés d'un cran. Cet été, je me suis amélioré techniquement aux entraînements et j'ai beaucoup travaillé sur le plan mental. Aujourd'hui, c'est ce mix qui me permet d'être bien placé au classement général (7e avec 151 pts).

Vous avez évoqué l'aspect mental. C'est ce qui vous a fait défaut lors de vos débuts ?
Complètement. Je ne m'attendais pas à faire un podium en Coupe du monde à seulement 23 ans. C'était une consécration pour moi et il y a eu dans la foulée comme un burn-out, un lâcher-prise. J'étais au-dessus de mes objectifs et j'avais dû mal à me remobiliser. La saison dernière, j'ai fait un bilan en me disant que, si je revenais sur le circuit, c'était pour jouer les premiers rôles. Depuis, mon état d'esprit a changé et je suis prêt pour les échéances qui arrivent.

Comment expliquez-vous le début de saison difficile des Français ?
C'est difficile à analyser sur le plan global car c'est un sport individuel même si on s'entraîne tous ensemble. Il y a une transition qui est en train de s'opérer dans l'équipe. La jeune génération arrive et les plus anciens sont partis. Certains trustent les premières places mondiales et d'autres jouent les qualifs en Coupe d'Europe. C'est hétéroclite. Pourtant, chacun apporte une énergie positive. On aimerait tous que le groupe soit plus performant.

Pensez-vous qu'il y a un manque de communication au sein de l'effectif ?
On se retrouve avec des coéquipiers qui ont connu de nombreux succès en Coupe du monde et qui, là, sont très en deçà. L'idée des chefs de groupe, c'est de tirer du positif malgré l'absence de résultats. Et pour l'instant, je n'ai pas l'impression que l'on s'en serve pour progresser.

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À titre personnel, vous êtes à la 7e place du classement général (151 pts), à 30 unités du podium. Est-ce un objectif cette année ?
En regardant le classement, les deux premiers ont un matelas d'avance (le Canadien Reece Howden avec 301 pts et l'Autrichien Mathias Graf avec 279 pts) mais le podium est un vrai objectif, tout comme un succès cette saison. Pour être tout en haut du classement, il faut faire preuve de régularité et cela passe par de bons résultats jusqu'à la dernière manche à Craigleith (Canada), au mois de mars. »