Ysaora Thibus médaillée de bronze au Challenge international de Paris

La championne du monde de fleuret Ysaora Thibus. (L. Argueyrolles/L'Équipe)

La Française Ysaora Thibus s'est inclinée en demi-finales de l'épreuve féminine de Coupe du monde de fleuret se déroulant pour la première fois à Paris, samedi, et a ainsi remporté la médaille de bronze. L'Italienne Alice Volpi a remporté l'or, et côté masculin, c'est l'Américain Alexander Massialas qui s'est imposé.

Dans un parcours marqué par deux affrontements contre des coéquipières de l'équipe de France (Anita Blaze en huitièmes de finale, puis Pauline Ranvier en quarts), Ysaora Thibus a impressionné samedi, car son élimination s'est jouée à rien. Le public parisien a bien poussé la championne du monde lors de sa demi-finale du Challenge international de fleuret, contre l'Italienne numéro 2 mondiale Alice Volpi, lui permettant même de revenir à 12-13 vers la fin, avant de s'incliner (13-15).

La Guadeloupéenne participait à sa première épreuve de Coupe du monde de la saison, et pour une reprise, elle peut être rassurée par son niveau. « Je voulais faire vibrer le public, je vous avoue que j'étais un peu nerveuse, car c'était ma première compétition depuis mon titre de championne du monde, ce n'est jamais évident de venir avec ce statut, mais j'avais à coeur de bien faire et ce n'est pas trop mal ! », analysait-elle après son élimination. Dimanche, elle participera, avec Anita Blaze, Pauline Ranvier et Solène Butruille, à l'épreuve par équipes. Ensemble, elles avaient obtenu le bronze aux derniers Championnats du monde.

En finale du tableau féminin, Alice Volpi a réussi à surprendre celle qu'on pensait intouchable jusque-là : Lee Kiefer. L'Américaine, numéro 1 mondiale, s'était facilement hissée jusqu'en finale, remportant chaque match avec au moins quatre touches d'avance, avant de rencontrer sa dauphine italienne. Volpi a dominé la finale (15-13) et devient la première femme titrée en Coupe du monde de fleuret à Paris.

Des surprises chez les hommesLe tableau masculin a d'abord été marqué par de grosses surprises en début de compétition : respectivement numéro 1 et numéro 2 mondiaux, les Italiens Tommaso Marini et Alessio Foconi sont tombés dès le deuxième tour, défaits par des compatriotes (Filippo Macchi pour le premier, Guillaume Bianchi pour le second).

Ces deux pertes ont ouvert la voie à quelques surprises. Guillaume Bianchi, 30e mondial, a continué sur sa lancée, jusqu'en demi-finales, où il s'est offert luxe de battre un Carlos Llavador (12e mondial) très en forme pendant toute la compétition, et soutenu par un public espagnol nombreux. L'Américain Alexander Massialas, numéro 10 mondial, n'était peut-être pas attendu à ce niveau-là non plus, et c'est pourtant lui qui a éliminé en demi-finale le tenant du titre Cheung Ka Long.

En finale, l'Américain a largement dominé Bianchi (15-5) pour obtenir son deuxième titre à Paris, six ans après celui de 2017.

Les Français Lefort et Ediri éliminés en quartsEn ce qui concerne les Français, Enzo Lefort a perdu en quarts de finale contre le champion olympique Cheung Ka Long (12-15). Après son élimination, le Guadeloupéen, qui a pu constater sa belle popularité auprès du public parisien, a relativisé. « Je n'ai pas pu préparer correctement la compétition à cause d'une douleur à la cheville, expliquait-il en zone mixte. Pendant les premiers matches, je ne ressentais pas grand-chose avec l'adrénaline, mais sur le match contre Cheung, ça joue un peu, je sens des petites décharges. Mais pour être honnête, ça n'aurait pas changé l'issue. Je suis content du niveau d'escrime que j'ai produit malgré cette gêne. »

Un autre Français, Alexandre Ediri, a réussi un beau parcours, s'inclinant lui aussi en quarts de finale, contre Guillaume Bianchi.

Dimanche, Enzo Lefort, Maxime Pauty, Alexandre Ediri et Pierre Loisel auront une nouvelle occasion de briller devant leur public, avec l'épreuve par équipes.

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