Yves Cordier, directeur d'Ironman France : « Nice a toujours été un des hauts lieux du triathlon dans le monde »

Yves Cordier, directeur d'Ironman France. (D.R.)

Pour la première fois de son histoire, Ironman a choisi d'expatrier une partie de son Championnat du monde hors d'Hawaï, là où est la discipline est née. Nice a été choisie pour accueillir, alternativement avec Kona, une épreuve masculine ou féminine chaque année. Yves Cordier, directeur d'Ironman France, nous explique ce choix.

L'information a fait l'effet d'une bombe dans la communauté du triathlon. Pour la première fois de l'histoire d'Ironman, le format qui a été à l'origine du triathlon, la grand-messe annuelle du circuit longue distance n'aura pas lieu exclusivement à Hawaï mais en alternance avec la ville de Nice. « C'est très simple, chaque année, la compétition hommes se déroulera en alternance avec celle des femmes entre Kona (Hawaï) et Nice. Et on commencera le 10 septembre prochain par les hommes sur le célèbre tracé de la Côte d'Azur », explique Yves Cordier, directeur d'Ironman France.

Kona sur l'île d'Hawaï, le mytheMais pourquoi ce changement du côté du géant du triple effort ? « Tout est né de la volonté d'Ironman de voir les courses féminines et masculines se dérouler sur des journées différentes, poursuit l'ancien triathlète de haut niveau. C'est l'expérience réalisée la saison passée à Hawaï et qui a été concluante. Malheureusement, des problèmes de surfréquentation de l'île et de logistique ont poussé l'administration hawaïenne à ne plus être en mesure de réitérer cette expérience dans des conditions pertinentes pour les athlètes. »

Direction Nice, donc, pour les 2 500 hommes qui se qualifieront cette année pour le Championnat du monde Ironman. Les 2 500 femmes resteront à Hawaï. « Cela permet de changer de décor pour le plus grand moment de l'année en triathlon long. Et Nice est un des hauts lieux du triathlon dans le monde. La ville a été avant-gardiste dans cette discipline (il s'y déroule une grande course depuis 1982) et des batailles légendaires se sont déroulées dans l'arrière-pays niçois sur le vélo et sur la promenade des Anglais à pied », poursuit Yves Cordier, qui a lui-même déjà couru à Nice.

Nice a-t-elle finalement quelque chose à envier à Kona ? Si la ville n'a évidemment pas l'histoire de l'île d'Hawaï, berceau de la discipline, et donc la même aura au sein de la communauté, certains décrivent son parcours à vélo, le coeur de l'épreuve (180 km), comme un des plus beaux du monde, « avec un départ de la mer, des longs kilomètres en montagne et un retour au bord de l'eau ».

La ville française devra être à la hauteur du mythe qu'était Kona pour la plupart des triathlètes. « Nous allons travailler très dur pour proposer aux meilleurs athlètes du monde et à la communauté du triathlon la plus belle des courses possibles », conclut Yves Cordier.