Zandvoort ne veut pas payer pour accueillir la F1 à huis clos

Luke Smith
motorsport.com

Alors que le Grand Prix des Pays-Bas devait revenir au calendrier pour la première fois depuis 35 ans début mai, la course a été reportée à cause de la pandémie de COVID-19. Désormais, les Pays-Bas ont banni tous les événements publics jusqu'en septembre, mais la F1 espère encore pouvoir tenir des courses à huis clos en Europe durant l'été. Le directeur de Zandvoort, Jan Lammers, a cependant expliqué à Motorsport.com que le circuit n'accueillerait la F1 que si les propriétaires de la discipline, Liberty Media, couvraient les coûts opérationnels pour compenser l'absence de revenus normalement obtenus par la vente des billets.

Interrogé sur l'intérêt de Zandvoort pour une course de F1 à huis clos, le Néerlandais est ferme : "Bien sûr. Mais ça ne veut pas dire que l'on peut dépenser de l'argent pour ça. Le fait que nous ne touchions rien et que nous investissions beaucoup de temps et d'énergie est notre manière d'aider la discipline. Mais ça doit être une démarche responsable pour le Circuit de Zandvoort, surtout d'un point de vue financier. Pour faire simple : ça ne doit rien nous coûter. Si la FOM et Liberty Media veulent tenir une course à Zandvoort sans les fans, ils devront payer les coûts opérationnels. Et c'est une quantité d'argent non négligeable."

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La F1 va perdre des revenus cette année puisqu'elle ne touchera pas l'argent que lui donnent normalement les circuits pour l'accueillir, mais un calendrier de 15 à 18 courses est toujours espéré. Certaines pistes ont déjà fait part de leur volonté d'accueillir des Grands Prix à huis clos, mais le détail des accords financiers pour ces cas spécifiques n'est pas connu. Outre l'Autriche, la Grande-Bretagne et la Hongrie, présents au calendrier initial, des circuits comme Hockenheim et Imola ont également fait part de leur volonté d'aider. Lammers n'est pas contre une solution similaire pour les Pays-Bas dans des conditions financières similaires à celles des autres circuits, mais s'inquiète des exigences de ses concurrents.

"Ce que nous demandons et ce dont nous avons besoin pour courir à huis clos à Zandvoort est comparable à [ce que demande] Hockenheim, par exemple. Ils offriront probablement une course gratuite ou à prix coûtant, et ce sera la même chose pour Imola ou d'autres circuits. Mais dès qu'un Grand Prix sera couru là-bas, ces pistes essaieront de rester au calendrier de la F1. Ils diront 'nous vous avons aidé durant la crise du coronavirus' et tenteront de négocier commercialement."

Le Grand Prix des Pays-Bas devait se tenir à guichets fermés grâce à la popularité de , mais Lammers ne s'inquiète pas de la possibilité d'organiser un événement énorme pour les fans lorsque la pandémie due au coronavirus sera sous contrôle : "Ça pourrait prendre une année de plus. Mais que nous revenions après 35 ans ou 36 ans [d'absence], ça ne fait pas une grande différence à cette échelle. Ça sera aussi mieux si le coronavirus est largement derrière nous et si nous pouvons organiser un événement normal. Celui que nous avions planifié est difficile à changer en 'événement de distanciation sociale'. S'il est possible d'organiser une course avec des fans, on veut faire une grande fête avec des milliers de gens."

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