Zarco : "Toutes les conditions réunies pour faire du bon travail"

Guillaume Navarro
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Alors que le pari pris avec la petite équipe indépendante porte ses fruits et autorise un bilan positif, notamment grâce à l'aboutissement incarné par la signature d'un contrat 2021 avec Pramac, c'est avec une certaine sérénité que le #5 aborde Portimão, "avec faim" et une confiance toujours montante dans le fait de pouvoir se montrer à son avantage.

La morosité relative à sa chute en course du week-end dernier est déjà derrière, assure celui qui s'excusait ainsi en introduction à son point presse de ne pas avoir tenu son rendez-vous avec les médias, dimanche dernier. "Je ne voulais pas prendre le temps de parler parce que je ne voulais pas raconter comment j'avais chuté. J'étais triste : c'était une erreur et je n'avais pas grand-chose à dire, donc il était mieux de ne pas faire de commentaires et de ne pas faire de longue interview ! Mais maintenant, à Portimao je suis excité et heureux d'être à la dernière course ici. J'ai testé la piste avec la Panigale juste avant le Grand Prix de France et je l'ai appréciée."

"Maintenant que j'ai plus le contrôle de ma MotoGP, j'espère vraiment que je pourrai tout gérer pour me battre devant ; cela me donne une motivation vraiment importante, en plus de cette chute de Valencia qui me donne de l'appétit pour bien finir !", poursuit-il. "J'espère que je contrôlerai bien cette faim sur cette course !"

La piste "a l'air intéressante" aux yeux de , qui pense pouvoir s'y adapter "assez rapidement". "C'est bien de déjà avoir une base sur laquelle travailler et de ne pas totalement tout découvrir." Plus que de la confiance, c'est de "l'enthousiasme" que ressent le Français au moment de débuter le week-end. "On aura aussi de longues séances [d'essais] vendredi et ça aidera à prendre les choses avec calme et à bien se préparer car 1h10 d'essais, c'est long. On a aussi un petit peu plus de pneus [alloués] pour faire le bon choix et avoir de la marge pour aborder tout le week-end", analyse-t-il. "Toutes les conditions sont donc réunies pour faire du bon travail."

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Avec la Panigale routière avec laquelle il a découvert le tracé de Portimao, Zarco estime avoir gagné "une journée" de mise en route. "C'est une moto très puissante : on a pu apprendre le tracé avec pratiquement la même ligne que celle qu'on emprunterait en MotoGP, donc c'est une bonne chose. On peut aussi ressentir comment la moto bougera globalement ici ; il y a beaucoup de montées et descentes et il y aura peut-être du wheelie, et peut-être une moto un peu instable. Donc ça a déjà préparé l'esprit à savoir quoi faire sur la moto. Je pense que l'on économise une journée de travail. Demain, dès la première sortie ou les dix premiers tours, maximum quinze avec deux runs de sept ou huit tours, on sera prêts à travailler. Alors que si vous ne connaissez pas la piste, il vous faut pratiquement toute la journée."

Zarco ne s'attend pas à plus souffrir qu'ailleurs sur ce tracé semblant pourtant physiquement exigeant. "Ce n'est pas le Grand Prix le plus chaud et je pense que le physique souffre aussi beaucoup de la chaleur. Donc je dirais que non, ce ne sera pas le plus difficile car pas le plus chaud. Au niveau technique, oui. Mais le but est de trouver cette aisance qui fera qu'on s'amuse avec le dénivelé, plutôt que de le subir : ce serait l'idéal sur le papier !"

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