Zarco doit gagner en constance pour jouer le podium à Portimão

Vincent Lalanne-Sicaud
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a été l'homme le plus rapide au cours de la première journée d'essais sur le circuit de Portimão, malgré une entame assez difficile. Le pilote du team Avintia était en effet assez mécontent de sa Ducati dans la matinée, à l'issue d'une première séance conclue à la 14e position, mais ses sensations se sont améliorées dans l'après-midi grâce à un bon travail sur les pneus et les réglages.

"Je sens qu'on a très bien travaillé avec l'équipe, parce qu'à la fin de la séance de ce matin, je n'étais pas satisfait", explique Zarco. "La moto était assez difficile à contrôler, mais dans l'après-midi, on a progressé. Je sens que c'est dans les 20 dernières minutes qu'on a fait le plus de progrès, pas seulement avec les pneus, mais également avec les réglages, et je suis assez content que nous ayons eu le temps de tester des choses et d'améliorer mes sensations pour faire encore mieux avec le pneu tendre. Je suis content de cette journée. C'est bien d'être en tête le vendredi sur un nouveau circuit."

Durant les deux week-ends de Valence, Zarco visait le podium à l'issue de la première journée, mais le Cannois n'a finalement pas eu le rythme nécessaire en course. Le top 3 est à nouveau l'objectif ce week-end, cependant de son propre aveu, des progrès restent nécessaires. "La vitesse est là, la constance pas encore. Il me manque de l'aisance sur la moto. Je vais tout faire pour trouver l'aisance. Si je trouve l'aisance, je peux avoir un bon podium."

"Quand je suis à l'aise avec une moto constante, je prends plus de plaisir, et je ne souffre pas des montées, des descentes et des bosses", a-t-il ajouté. "J'espère trouver ça demain."

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Maintenant qu'il a cette expérience du pilotage de la MotoGP sur place, Zarco estime que les essais effectués au début du mois d'octobre avec des motos de route étaient "indispensables" pour apprendre le tracé. "Clairement, surtout sur ce circuit où il y a beaucoup de virages en aveugle, je n'aurais jamais pu commencer comme ça si je n'avais pas connu la piste. Mais c'est pareil pour tout le monde. Par exemple, Bradl était très compétitif aujourd'hui, il a fait des tests en même temps que moi, mais en plus, c'était sur sa MotoGP. On voit qu'il a un petit truc en plus."

Malgré son meilleur temps ce vendredi, le Français doit encore progresser dans certains virages rendus difficiles par des changements d'élévation auxquels les pilotes du MotoGP sont peu habitués. "J'ai du mal à freiner tard [au premier virage], c'est pour ça que je n'ai pas une très bonne vitesse de pointe, parce que le repère de vitesse est quasiment à l'endroit où tu freines. Si tu freines un peu tôt, tu passes à 310 km/h, ou même 305, au lieu de 320. Je sais que je ne suis pas à l'aise. On arrive au moins à 320, et la grande descente pousse la moto. J'ai du mal. Après, [il y a] cette bosse entre les virages 8 et 9, qui n'est quand même pas facile physiquement. Tu montes et tu redescends, ce n'est pas simple de garder la moto collée au sol. Tu sens très vite que dès que ça se soulève, tu perds du temps."