Zegama-Aizkorri : 10e victoire et nouveau record pour Kilian Jornet

En ouverture de la Golden Trail World Series 2022, Kilian Jornet a remporté ce dimanche Zegama-Aizkorri, au Pays basque espagnol. Une 10e victoire pour l'éternel patron du trail mondial et un nouveau record sur la course. Chez les femmes, l'étoile montante Nienke Brinkman s'impose, également avec le record.

C'était une course à records. Des conditions météo idéales, similaires à celles de l'édition 2017 qui a vu le Norvégien Stian Angermund fixer une nouvelle barre à 3 h 45, des sentiers relativement secs et une liste de départ de rêve. Tout en haut de la liste, l'éternel patron du trail, plus de quinze ans au plus haut niveau désormais, Kilian Jornet, faisait converger tous les pronostics.

Et ce même si de nouvelles variables semblaient entrer dans le jeu : est-il toujours capable de dynamiter une course aussi rapide ? Son nouvel équipement, qu'il a lui-même conçu, sera-t-il à la hauteur ? L'arrivée d'un groupe de Kényans sur la Golden Trail World Series bouleversera-t-elle la donne ?

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Dans le premier kilomètre, cette dernière interrogation se vérifie : en sortant du village, les Kenyans mènent la danse juste devant un groupe de tête composé, entre autres, de Kilian Jornet, Davide Magnini, Rémi Bonnet... Rapidement, cependant, les choses rentrent dans l'ordre : Kilian Jornet prend les devants, les yeux rivés sur ses temps de passage, suivi de près par un petit groupe de coureurs.

Un petit peloton qui s'égrène dès la première montée (km 13) pour ne compter que quelques poursuivants au train d'enfer mené par Jornet. Parmi eux, il reste le Kényan Robert Pkemboi (5e à l'arrivée), le Marocain Elhousine Elazzaoui (4e), le Suisse Rémi Bonnet et l'Italien Davide Magnini.

Descente éclair pour Jornet

Trois kilomètres plus loin, au sommet d'Aratz, la hiérarchie se précise : Kilian Jornet et Davide Magnini ont pris la tête des opérations, pour ne plus jamais la quitter. Les deux hommes passent ensemble le légendaire passage de Sancti Spiritu (km 19), noir de supporters basques exaltés cette année encore, puis le sommet d'Aizkorri (km 22).

C'est sur l'arête technique qui relie Aizkorri au point haut de la course, Aketegi (km 23) que Jornet semble avoir produit son effort puisqu'il pointe seul en tête au point de passage d'Urbia (km 28). Loin de temporiser, le Catalan continue de pousser aussi fort que possible, « après le sommet d'Aizkorri, j'ai vu que j'étais toujours en avance sur le record et que celui-ci était atteignable, alors je n'ai rien lâché », explique Jornet.

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Le Catalan passe la ligne d'arrivée en tête après une descente éclair et bat le record de la course de plus de 8 minutes, en 3 h 36. Quinze ans après sa première victoire dans le Pays basque espagnol et avec ce 10e succès, Kilian Jornet continue de prouver qu'il reste le meilleur coureur en montagne de l'histoire. « C'est toujours un énorme plaisir de revenir ici, de ressentir la ferveur du public basque », a-t-il salué sur la ligne d'arrivée.

Derrière, Davide Magnini réapparait sur le podium avec un temps en dessous du précédent record et après une saison 2021 et un hiver en ski-alpinisme perturbés par les blessures. L'Espagnol Manuel Merillas prend la 3e place quand Thibaut Baronian, premier Français, s'adjuge la 6e place après une folle remontée pour finir main dans la main avec Rémi Bonnet.

Brinkman a dominé de bout en bout chez les femmes

Chez les femmes, la hiérarchie s'est dessinée dès les premiers kilomètres : la favorite suisse Maude Mathys, faute à une préparation impactée par une blessure au tendon d'Achille, ne parvient pas à suivre l'allure de sa première challenger la saison passée, la Néerlandaise Nienke Brinkman.

Cette dernière a fait une apparition remarquée sur le circuit la saison dernière, quand, arrivée presque par hasard sur sa première course de montagne avec des ambitions de course sur route (elle a, par ailleurs, derrière elle une carrière en hockey sur gazon), Brinkman devenait, en 2021 et dès sa première année sur le circuit, la seule à parvenir à inquiéter Maude Mathys.

Ce dimanche, elle s'est rapidement imposée comme la meilleure du peloton et a dominé la course de bout en bout pour terminer victorieuse avec un nouveau record dans sa poche : 4 h 16 soit 18 minutes plus rapide que la précédente marque (4 h 34 par Maite Maiora en 2017). Maude Mathys parvient à prendre la 2e place et l'enfant du pays, Sara Alonso, est troisième.

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