Zlatan Ibrahimovic fracasse ses coéquipiers

Julien Pallucci

Tenu en échec face avec Manchester United à Everton malgré un nouveau but, Zlatan Ibrahimovic n'a pas vraiment épargné ses coéquipiers à l'issue du match.

Mardi, les hommes de José Mourinho sont passés très près de la correctionnelle. Menés 0-1 jusqu'à la 94e minute, ils ont heureusement pu compter sur Zlatan Ibrahimovic - de retour de  ses trois matches de suspension - pour arracher le point du match nul (1-1). Grâce à son penalty transformé, le géant suédois a enlevé une belle épine du pied aux siens, et a fait grimper son compteur buts à 27, toutes compétitions confondues cette saison.

Un chiffre plutôt remarquable, mais qui ne semble pas suffire à rendre l'ancien du Paris Saint-Germain pleinement satisfait. Interrogé en fin de rencontre, de passage en zone-mixte, le buteur scandinave a pour le moins égratigné ses partenaires, qu'il juge incapables de faire la différence en son absence. Au point de remettre en cause son avenir chez les Red Devils?

"​Quand tu fais partie d’une équipe, tu veux sentir que tu fais quelque chose pour le collectif. Je n’ai pas réussi, j’ai beaucoup de responsabilités et je sens la pression sur mes épaules. Dans un sens, j’ai échoué, je n’ai pas gagné. C’est pour moi, c’est uniquement de ma faute. Je suis un lion. Les lions ne se comparent pas avec les hommes. Nous avons gagné deux des cinq trophées en jeu cette saison et nous en avons encore deux à jouer. Si nous étions une équipe capable de terminer première en Premier League, nous serions leaders aujourd'hui.

Le classement ne ment pas. L’équipe est là parce qu’elle le mérite. La dernière fois que j’ai terminé deuxième d’un championnat, je ne m’en rappelle même pas, ce devait être à Milan. C’était la première place des losers, je n’aime pas vraiment ça. C’était un échec. Tout ce qui arrive après la première place est un échec. Je sais que la Premier League me supplie de rester. Je suis venu ici comme un vieux de 35 ans. Tout le monde pensait que j’étais en fauteuil roulant. Que s’est-il passé ? Le lion est toujours vivant et c’est comme ça.

Maintenant, beaucoup de choses doivent être réglées. Je n’ai plus 20 ans. Il ne me reste sans doute qu’un, deux ou trois ans devant moi alors tout dépend de ce que je veux, de ce que le club veut, de la stratégie du club. J’ai dit depuis le départ que je n’étais pas venu pour perdre mon temps, je suis venu ici pour gagner".

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