Des bleus chez les Bleus : le top 10 des plus jeunes joueurs à avoir porté le maillot tricolore

Cette fois, ça y est. Didier Deschamps a livré son verdict, et la liste des 24 joueurs convoqués pour affronter le Luxembourg et l’Espagne les 25 et 28 mars prochains. Nombreux sont ceux qui attendaient fébrilement de savoir si Kylian Mbappé serait de la partie. En officialisant sa venue, le sélectionneur français permet au prodige monégasque d’intégrer le club très fermé des joueurs les plus jeunes ayant eu la chance de porter le maillot de l’équipe tricolore. Petit tour d’horizon de ces petits coqs.

Julien Verbrugghe, benjamin poilu

Ce nom n’évoquera sans doute rien à personne, si ce n’est peut-être aux historiens du jeu. Le joueur du Red Star, qui a porté le maillot de l’équipe de France à seulement quatre reprises entre 1906 et 911, occupe néanmoins une place de choix dans l’histoire de l’équipe de France. Il est en effet à ce jour le plus jeune joueur à avoir revêtu le maillot tricolore, à tout juste 16 ans et dix mois. L’irruption de la Première Guerre Mondiale abrègera sa carrière et lui coûtera même la vie, un jour d’août 1916, durant la bataille de la Somme.

René Gérard, intérieur sport

Encore un temps que les moins de 20 ans (et plus) ne peuvent pas connaître. Un temps où les ailiers étaient des « intérieurs » et où l’expression « caresser le cuir » n’avait rien d’imagé. Bref, c’était les années 30, et le football français faisait la connaissance d’un tout jeune « intérieur droit » évoluant au SO Montpellier, un certain René Gérard. Le jeune homme disputa son premier match en équipe de France face à l’Ecosse le 8 mai 1932, à 17 ans et onze mois. Suivront six autres sélections en 1933, avant que le maillot bleu ne quitte définitivement de ses épaules.

Maryan Wisnieski, faux n°1

Couleur sépia toujours, avec Maryan Wisnieski, le grand-oncle du rugbyman Jonathan Wisnieski. Souvent présenté, à tort, comme le plus jeune joueur ayant porté le maillot bleu, l’ailier droit passé par le RC Lens, l’UC Sampdoria et Sochaux dans les années 1950-60, est en réalité sur la troisième marche du podium de la précocité tricolore. Il disputa en effet son premier match avec les Bleus, le 3 avril 1955 face à la Suède (2-0), à l’âge de 18 ans et deux mois. En 33 sélections, il inscrivit 12 buts. Joli ratio.

Kylian Mbappé, bijou princier

Depuis cet après-midi et l’annonce de la liste de 24 de Didier Deschamps, le jeune prodige monégasque et devenu le quatrième plus jeune joueur de l’histoire à être appelé sous les drapeaux du foot français, à 18 ans et trois mois. Le plus jeune, surtout, depuis 62 ans. Un record qui, au regard des performances actuelles du garçon, en appelle bien d’autres…

George Lech, vitrine du RC Lens

Ailier doué, doté d’une excellent qualité de dribble, Lech fit le bonheur du RC Lens dans les années 1960, marquant à 78 reprises en 213 rencontres pour les Sang et Or. Il honora sa première cape en équipe de France à l’âge de 18 ans et quatre mois, le 26 octobre 1963, lors d’un match qualificatif pour l’Euro 1964 face à la Bulgarie (3-1). Entre 1963 et 1973, il porta le maillot tricolore à 35 reprises, pour 7 buts. Lech valait ça.

Serge Chiesa, l’irréductible Gaulois

Milieu de terrain au caractère bien trempé, Serge Chiesa a effectué l’essentiel de sa carrière dans la capitale des Gaules, disputant avec l’OL la bagatelle de 541 rencontres, et inscrivant 134 buts. S’il reste l’un des plus jeunes joueurs à avoir fréquenté l’équipe de France – il n’était âgé que de 18 ans et huit mois lors de son premier match avec les Bleus face à la Norvège, en septembre 1969 – son nom est surtout associé à son refus de porter le maillot tricolore. Homme de tempérament, il refusera en effet de jouer pour l’équipe nationale à partir de 1974, en raison de l’ambiance délétère qui régnait alors en sélection. Une décision restée irrévocable, même lorsque Michel Hidalgo le relancera pour l’associer à un certain Michel Platini. Têtu le « lutin de Gerland », têtu…

Daniel Bravo: petit temps de jeu, parcours princier

On ne présente plus le milieu tout-terrain du PSG version 90’s. Joueur talentueux et particulièrement précoce, Daniel a découvert le monde professionnel avec l’OGC Nice à 17 ans à peine. Tout juste deux ans plus tard, à 19 ans, il découvrait l’équipe de France A un jour de février 1982, pour un match amical face à l’Italie (2-0). Point culminant de son aventure tricolore : l’Euro 1984 remporté avec la bande à Platoche. Certes, il ne disputa qu’un quart d’heure de jeu sur l’ensemble de la compétition (face à la Yougoslavie), mais ça compte quand même. Joli palmarès, surtout, pour un joueur qui n’a porté le maillot bleu qu’à 13 reprises.

Yannick Stopyra, la classe Mundial

L’attaquant, passé notamment par Sochaux et Toulouse, a disputé 33 matchs avec l’équipe de France entre 1980 et 1988. Si sa première sélection, à l’occasion d’un amical France-Grèce en février 1980 (5-1), en a fait l’un des plus jeunes joueurs de l’histoire à porter la tunique bleue (19 ans et un mois), on retient surtout de son passage tricolore son formidable « Mundial 86 » au Mexique. Inarrêtable, il marqua deux buts et fut l’un des principaux artisans des victoires françaises face à l’Italie et le Brésil. Sa combattivité et sa puissance seront d’ailleurs saluées comme il se doit par son intégration à l’équipe-type de la compétition. Dommage qu’il n’ait pas pu prendre part à l’Euro 84…

Nicolas Anelka, je t’aime moi non plus

Les histoires d’amour finissent mal en général. Nico est bien placé pour le savoir, lui qui a tout vécu ou presque sous le maillot bleu. Le pire – Knysna -, comme le meilleur – l’Euro 2000. En dépit de son histoire chaotique avec l’équipe de France, Anelka reste l’un des plus jeunes joueurs à avoir eu la chance de porter la tunique frappée du coq, à 19 ans et un mois. C’était en avril 1998 face à la Suède (0-0). La France ne savait pas alors qu’elle serait quelques mois plus tard championne du monde, et Anelka ne se doutait certainement pas qu’il monterait sur le toit de l’Europe deux ans plus tard…

Karim Benzema, banni oui oui

Une fois de plus, KB9 ne figure pas sur la liste de DD. Pas grave, la Benz’ empile les buts et les titres avec le Real. En attendant de savoir si son exil loin de l’équipe de France est définitif, Karim peut toujours se consoler en regardant une compile de ses 27 pions en Bleu. Pour le premier, il lui faudra exhumer de ses archives un CD gravé daté du 28 mars 2007, jour de sa première sélection face à l’Autriche. A tout juste 19 ans et trois mois, Rim K’ avait alors eu la bonne idée de claquer le but de la victoire. Toujours plus sympa à regarder q’une sex-tape de Valbuena…

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