Les images marquantes de la saison 2019 de Formule 1

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FORMULE 1 - Cette saison encore, Lewis Hamilton et Mercedes ont écrasé la concurrence, ne laissant que peu de place au suspense. Pourtant, malgré l’absence de surprise au final, cette saison 2019 nous aura offert quelques jolies passes d’armes, des luttes acharnées, des bagarres fratricides. Bref, ce qui fait de la F1 un sport à part. Yahoo Sport vous propose de revisiter en 15 images les moments les plus marquants de ce championnat.

Humilié, rabaissé par les fans de Formule 1 mais aussi par son équipe en 2018, Valtteri Bottas abordait la saison 2019 un brin revanchard. Renvoyé au rôle peu flatteur de porteur d’eau de Lewis Hamilton la saison dernière, le Finlandais entamait ce nouvel exercice pied au plancher, bien décidé à faire taire les critiques et à démontrer ses capacités au volant d’un bolide. À Melbourne, il a mis tout de suite son encombrant coéquipier au pas. Qualifié en deuxième position derrière le champion du monde en titre, il a pris l’ascendant sur Hamilton dès l’extinction des feux pour filer vers la victoire, signant au passage le meilleur tour. Après avoir passé le drapeau à damiers, Bottas n’a pas hésité à remettre en place ses détracteurs, leur adressant à la radio un « To whom it may concern… F*¨*k you ! » ( « aux principaux concernés… allez vous faire foutre ! » dans le texte) devenu culte. (Crédit Clive Mason/Getty Images)
Grand Prix d’Australie - "To whom it may concern : F**k you !"
Humilié, rabaissé par les fans de Formule 1 mais aussi par son équipe en 2018, Valtteri Bottas abordait la saison 2019 un brin revanchard. Renvoyé au rôle peu flatteur de porteur d’eau de Lewis Hamilton la saison dernière, le Finlandais entamait ce nouvel exercice pied au plancher, bien décidé à faire taire les critiques et à démontrer ses capacités au volant d’un bolide. À Melbourne, il a mis tout de suite son encombrant coéquipier au pas. Qualifié en deuxième position derrière le champion du monde en titre, il a pris l’ascendant sur Hamilton dès l’extinction des feux pour filer vers la victoire, signant au passage le meilleur tour. Après avoir passé le drapeau à damiers, Bottas n’a pas hésité à remettre en place ses détracteurs, leur adressant à la radio un « To whom it may concern… F*¨*k you ! » ( « aux principaux concernés… allez vous faire foutre ! » dans le texte) devenu culte. (Crédit Clive Mason/Getty Images)
Elle lui semblait promise… Il la touchait du doigt… et pourtant, cette première victoire en Grand Prix lui a échappé. De la pire des manières. Avec plus de 10 secondes d’avance sur Lewis Hamilton au 43e tour, Charles Leclerc, auteur de sa première pole la veille, courait vers la victoire. Et puis, le système de récupération d’énergie de sa monoplace l’a trahi. Contraint de lever le pied et de laisser les commandes de la course au champion du monde, il est parvenu à sauver un podium. Avant ce dramatique souci, sa course avait été parfaite. Passé au départ par Vettel et Hamilton, il n’a eu besoin que de quelques virages pour effacer le Britannique, avant de prendre l’avantage sur son leader au prix d’une manoeuvre qui a sans aucun doute mis à mal le coeur de l’état-major de la Scuderia, ignorant au passage royalement les consignes données par son équipe de rester derrière Vettel. (Credit KARIM SAHIB/AFP via Getty Images)
Grand Prix de Bahreïn - La malchance de Leclerc
Elle lui semblait promise… Il la touchait du doigt… et pourtant, cette première victoire en Grand Prix lui a échappé. De la pire des manières. Avec plus de 10 secondes d’avance sur Lewis Hamilton au 43e tour, Charles Leclerc, auteur de sa première pole la veille, courait vers la victoire. Et puis, le système de récupération d’énergie de sa monoplace l’a trahi. Contraint de lever le pied et de laisser les commandes de la course au champion du monde, il est parvenu à sauver un podium. Avant ce dramatique souci, sa course avait été parfaite. Passé au départ par Vettel et Hamilton, il n’a eu besoin que de quelques virages pour effacer le Britannique, avant de prendre l’avantage sur son leader au prix d’une manoeuvre qui a sans aucun doute mis à mal le coeur de l’état-major de la Scuderia, ignorant au passage royalement les consignes données par son équipe de rester derrière Vettel. (Credit KARIM SAHIB/AFP via Getty Images)
Le 20 mai, la Formule 1 se réveillait endeuillée, après l’annonce de la disparition de Niki Lauda. Triple champion du monde et président non exécutif de Mercedes, l’Autrichien était un personnage incontournable du paddock. Moins d’une semaine après, le Grand Prix de Monaco était l’occasion rêvée pour Lewis Hamilton, très proche de l’ancien pilote, de lui rendre hommage en piste, comme il l’aurait souhaité. Le quintuple champion du monde l’a fait. Et de quelle manière ! Au terme d’une course difficile, chaussé des mauvaises gommes à la mi-course, le Britannique a contenu les assauts de Max Verstappen et parfaitement maîtrisé le trafic dans les rues étroites de la Principauté pour décrocher une 4e victoire. À noter également le week-end cauchemardesque de Charles Leclerc devant son public, d’abord trahi par les stratèges Ferrari en qualifications. Parti 15e, il a d’abord ébloui la course avec 2-3 manoeuvres exceptionnelles, avant de semer une belle pagaille et de devoir abandonner. (Crédit Dan Istitene/Getty Images)
Grand Prix de Monaco - Pour Niki…
Le 20 mai, la Formule 1 se réveillait endeuillée, après l’annonce de la disparition de Niki Lauda. Triple champion du monde et président non exécutif de Mercedes, l’Autrichien était un personnage incontournable du paddock. Moins d’une semaine après, le Grand Prix de Monaco était l’occasion rêvée pour Lewis Hamilton, très proche de l’ancien pilote, de lui rendre hommage en piste, comme il l’aurait souhaité. Le quintuple champion du monde l’a fait. Et de quelle manière ! Au terme d’une course difficile, chaussé des mauvaises gommes à la mi-course, le Britannique a contenu les assauts de Max Verstappen et parfaitement maîtrisé le trafic dans les rues étroites de la Principauté pour décrocher une 4e victoire. À noter également le week-end cauchemardesque de Charles Leclerc devant son public, d’abord trahi par les stratèges Ferrari en qualifications. Parti 15e, il a d’abord ébloui la course avec 2-3 manoeuvres exceptionnelles, avant de semer une belle pagaille et de devoir abandonner. (Crédit Dan Istitene/Getty Images)
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L’étape canadienne restera sûrement parmi les pires souvenirs de Sebastian Vettel. Auteur de la pole position, l’Allemand a maîtrisé sa course… jusqu’à ce 48e tour (sur 70). Parti à la faute dans la chicane du premier secteur, le pilote Ferrari rattrape sa voiture de justesse et évite le mur en sortie de virage 4. Au passage, il tasse son opposant, l’empêchant de le dépasser sur sa droite. Pour ce retour en piste jugé dangereux par la direction de course, il a écopé de cinq secondes de pénalité… permettant ainsi au Britannique de récupérer la victoire. Passablement énervé, SV5 n’hésitera pas à échanger les panneaux n°1 et 2 à l’arrivée, pour signifier son mécontentement aux commissaires de course. (Crédit Dan Istitene/Getty Images)
Grand Prix du Canada - Vettel voit rouge
L’étape canadienne restera sûrement parmi les pires souvenirs de Sebastian Vettel. Auteur de la pole position, l’Allemand a maîtrisé sa course… jusqu’à ce 48e tour (sur 70). Parti à la faute dans la chicane du premier secteur, le pilote Ferrari rattrape sa voiture de justesse et évite le mur en sortie de virage 4. Au passage, il tasse son opposant, l’empêchant de le dépasser sur sa droite. Pour ce retour en piste jugé dangereux par la direction de course, il a écopé de cinq secondes de pénalité… permettant ainsi au Britannique de récupérer la victoire. Passablement énervé, SV5 n’hésitera pas à échanger les panneaux n°1 et 2 à l’arrivée, pour signifier son mécontentement aux commissaires de course. (Crédit Dan Istitene/Getty Images)
On le savait, derrière Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, la jeune génération est bien présente, déjà prête à prendre le pouvoir. Et elle l’a rappelé sur le tracé du Red Bull Ring à Spielberg. Retombé à la 7e place après un petit cafouillage au départ, Max Verstappen a rapidement remis les gaz pour offrir une remontée musclée à un public tout acquis à sa cause. Revenu sur Charles Leclerc, le Néerlandais a fait parler la poudre (et toute la puissance du moteur Honda) en livrant un dépassement "à la dure" exemplaire. Prenant l’intérieur à l’approche du virage 3, il était dans l’obligation d’élargir sa trajectoire en sortie afin de conserver de la vitesse… contraignant ainsi Leclerc à céder. À l’arrivée, les fans ont pu applaudir le plus jeune doublé de pilotes de l’histoire de la discipline. Demain est donc bien déjà là. (Crédit Charles Coates/Getty Images)
Grand Prix d’Autriche - La relève est déjà là
On le savait, derrière Lewis Hamilton et Sebastian Vettel, la jeune génération est bien présente, déjà prête à prendre le pouvoir. Et elle l’a rappelé sur le tracé du Red Bull Ring à Spielberg. Retombé à la 7e place après un petit cafouillage au départ, Max Verstappen a rapidement remis les gaz pour offrir une remontée musclée à un public tout acquis à sa cause. Revenu sur Charles Leclerc, le Néerlandais a fait parler la poudre (et toute la puissance du moteur Honda) en livrant un dépassement "à la dure" exemplaire. Prenant l’intérieur à l’approche du virage 3, il était dans l’obligation d’élargir sa trajectoire en sortie afin de conserver de la vitesse… contraignant ainsi Leclerc à céder. À l’arrivée, les fans ont pu applaudir le plus jeune doublé de pilotes de l’histoire de la discipline. Demain est donc bien déjà là. (Crédit Charles Coates/Getty Images)
Il le répète à l’envie, il ne chasse pas les records. N’empêche, Lewis Hamilton commence à les empiler. À Silverstone, chez lui, le pilote Mercedes a effacé la malchance qui l’avait poursuivi l’an passé sur la même piste. Mieux, en s’imposant pour la 6e fois sur ce tracé, il a fait oublier Alain Prost et ses 5 succès outre-Manche en devenant le recordman de victoires du Grand Prix de Grande-Bretagne. Parti 2e sur la grille, il s’est livré à une belle passe d’armes avec son coéquipier Bottas dans les premiers tours avant de s’installer aux commandes à la faveur d’un bon arrêt aux stands. (Credit ANDREJ ISAKOVIC/AFP via Getty Images)
Grand Prix de Grande-Bretagne - Hamilton dans l’Histoire
Il le répète à l’envie, il ne chasse pas les records. N’empêche, Lewis Hamilton commence à les empiler. À Silverstone, chez lui, le pilote Mercedes a effacé la malchance qui l’avait poursuivi l’an passé sur la même piste. Mieux, en s’imposant pour la 6e fois sur ce tracé, il a fait oublier Alain Prost et ses 5 succès outre-Manche en devenant le recordman de victoires du Grand Prix de Grande-Bretagne. Parti 2e sur la grille, il s’est livré à une belle passe d’armes avec son coéquipier Bottas dans les premiers tours avant de s’installer aux commandes à la faveur d’un bon arrêt aux stands. (Credit ANDREJ ISAKOVIC/AFP via Getty Images)
À tous les sceptiques, tous les critiques qui avancent course après course que le spectacle a déserté la Formule 1, que tout est écrit d’avance, nous n’avons qu’un seul conseil : revisionnez ce Grand Prix (et celui du Brésil) ! À n’en pas douter, cette étape restera parmi les meilleures de la décennie ! La pluie a contrait les pilotes à jouer les équilibristes et les écuries à parier sur des stratégies parfois hasardeuses. Résultat ? Des erreurs en pagaille, des abandons en veux-tu en voilà, une folle remontée de Vettel, parti 20e après une panne mécanique en qualifs pour finir 2e derrière Verstappen. Pour Mercedes, qui fêtait en grande pompe les 125 ans de la marque en sport automobile, l’abandon de Bottas et la 9e place d’Hamilton récupérée après la rétrogradation des Alfa Romeo en raison d’une irrégularité sur les voitures de Räikkönen et Giovinazzi au départ. (Crédit Twitter @F1)
Grand Prix d’Allemagne - Mais quelle course !
À tous les sceptiques, tous les critiques qui avancent course après course que le spectacle a déserté la Formule 1, que tout est écrit d’avance, nous n’avons qu’un seul conseil : revisionnez ce Grand Prix (et celui du Brésil) ! À n’en pas douter, cette étape restera parmi les meilleures de la décennie ! La pluie a contrait les pilotes à jouer les équilibristes et les écuries à parier sur des stratégies parfois hasardeuses. Résultat ? Des erreurs en pagaille, des abandons en veux-tu en voilà, une folle remontée de Vettel, parti 20e après une panne mécanique en qualifs pour finir 2e derrière Verstappen. Pour Mercedes, qui fêtait en grande pompe les 125 ans de la marque en sport automobile, l’abandon de Bottas et la 9e place d’Hamilton récupérée après la rétrogradation des Alfa Romeo en raison d’une irrégularité sur les voitures de Räikkönen et Giovinazzi au départ. (Crédit Twitter @F1)
Traditionnellement, le Grand Prix de Belgique, programmé depuis quelques années après la trêve estivale, est particulièrement attendu. Parce que le tracé est parmi les plus mythiques du calendrier. Et parce qu’après 4 semaines sans F1, les fans sont particulièrement impatients de retrouver leur activité favorite du dimanche. Pourtant, cette année, le dimanche matin, le coeur n’y était pas, n’y était plus. La veille, Anthoine Hubert, jeune espoir français du sport automobile, avait trouvé la mort sur la piste nichée au creux des Ardennes belges lors de la course longue de Formule 2. Le coeur lourd, les yeux humides, chacun a rendu hommage au pilote de 22 ans, membre du programme jeune Renault. À l’issue du Grand Prix, Charles Leclerc a signé la première victoire de sa jeune carrière. Un moment particulier, entièrement dédié à son ami disparu. (Crédit Peter Fox/Getty Images)
Grand Prix de Belgique - "Racing for Anthoine"
Traditionnellement, le Grand Prix de Belgique, programmé depuis quelques années après la trêve estivale, est particulièrement attendu. Parce que le tracé est parmi les plus mythiques du calendrier. Et parce qu’après 4 semaines sans F1, les fans sont particulièrement impatients de retrouver leur activité favorite du dimanche. Pourtant, cette année, le dimanche matin, le coeur n’y était pas, n’y était plus. La veille, Anthoine Hubert, jeune espoir français du sport automobile, avait trouvé la mort sur la piste nichée au creux des Ardennes belges lors de la course longue de Formule 2. Le coeur lourd, les yeux humides, chacun a rendu hommage au pilote de 22 ans, membre du programme jeune Renault. À l’issue du Grand Prix, Charles Leclerc a signé la première victoire de sa jeune carrière. Un moment particulier, entièrement dédié à son ami disparu. (Crédit Peter Fox/Getty Images)
Neuf ans qu’ils attendaient ça. Neuf longues années sans victoire du Cheval cabré en Italie. Une éternité pour des tifosi peu réputés pour leur patience. Auteur de la pole position au terme d’une qualification ubuesque, Charles Leclerc a d’abord fait se soulever les foules samedi. Avant de jouer avec le coeur rouge des fans de la Scuderia le dimanche avec ces 53 tours de piste passés à la lutte (acharnée) avec les Flèches d’Argent. Le Monégasque a d’abord usé Lewis Hamilton avant de faire craquer Valtteri Bottas pour finalement passer le drapeau à damiers en premier. Au grand bonheur des milliers de tifosi présents. S’il n’avait pu profiter pleinement de son premier succès en Belgique, touché par le décès de son ami, Charles Leclerc a cette fois-ci parfaitement savouré. (Crédit Mark Thompson/Getty Images)
Grand Prix d’Italie - Leclerc, chouchou des tifosi
Neuf ans qu’ils attendaient ça. Neuf longues années sans victoire du Cheval cabré en Italie. Une éternité pour des tifosi peu réputés pour leur patience. Auteur de la pole position au terme d’une qualification ubuesque, Charles Leclerc a d’abord fait se soulever les foules samedi. Avant de jouer avec le coeur rouge des fans de la Scuderia le dimanche avec ces 53 tours de piste passés à la lutte (acharnée) avec les Flèches d’Argent. Le Monégasque a d’abord usé Lewis Hamilton avant de faire craquer Valtteri Bottas pour finalement passer le drapeau à damiers en premier. Au grand bonheur des milliers de tifosi présents. S’il n’avait pu profiter pleinement de son premier succès en Belgique, touché par le décès de son ami, Charles Leclerc a cette fois-ci parfaitement savouré. (Crédit Mark Thompson/Getty Images)
En début de saison, Binotto l’avait clairement annoncé : Vettel serait le leader de l’équipe, pendant l’apprentissage de Leclerc. Mais voilà, le gamin a progressé plus vite que prévu. Résultat ? À de nombreuses reprises, la Scuderia a dû faire usage de consignes d’équipes cette année, donnant l’avantage tantôt au vieux briscard, tantôt au jeune prodige, afin de ne froisser aucun ego. A Monza, Leclerc avait désobéi en qualifs en ne donnant pas l’aspiration promise à son coéquipier. Sa victoire italienne avait fait dire à Binotto que tout était "pardonné". À Singapour, la Scuderia offrait un undercut parfait à Vettel sur Leclerc, qui s’imposait pour la première fois depuis plus d’un an. Pour compenser le sacrifice du Monégasque à Singapour, Ferrari a voulu le laisser passer en début de course (Leclerc devrait offrir l’aspi à Vettel au départ). Mais estimant avoir gagné sa place devant à la loyale, Vettel a désobéi. Pour punir son pilote, Ferrari l’a tardivement rappelé aux stands… avant que la voiture n°5 ne soit contrainte d’abandonner. (Credit DIMITAR DILKOFF/AFP via Getty Images)
Grand Prix de Russie - L’institution Ferrari plus grande que les pilotes ?
En début de saison, Binotto l’avait clairement annoncé : Vettel serait le leader de l’équipe, pendant l’apprentissage de Leclerc. Mais voilà, le gamin a progressé plus vite que prévu. Résultat ? À de nombreuses reprises, la Scuderia a dû faire usage de consignes d’équipes cette année, donnant l’avantage tantôt au vieux briscard, tantôt au jeune prodige, afin de ne froisser aucun ego. A Monza, Leclerc avait désobéi en qualifs en ne donnant pas l’aspiration promise à son coéquipier. Sa victoire italienne avait fait dire à Binotto que tout était "pardonné". À Singapour, la Scuderia offrait un undercut parfait à Vettel sur Leclerc, qui s’imposait pour la première fois depuis plus d’un an. Pour compenser le sacrifice du Monégasque à Singapour, Ferrari a voulu le laisser passer en début de course (Leclerc devrait offrir l’aspi à Vettel au départ). Mais estimant avoir gagné sa place devant à la loyale, Vettel a désobéi. Pour punir son pilote, Ferrari l’a tardivement rappelé aux stands… avant que la voiture n°5 ne soit contrainte d’abandonner. (Credit DIMITAR DILKOFF/AFP via Getty Images)
Malgré des frictions récurrentes entre ses pilotes, Ferrari était revenue à la rentrée en forme. Mais ce regain de forme n’aura pas suffi à inverser le cours établi des choses. C’était écrit : Mercedes devait encore une fois s’imposer et décrocher une 6e couronne mondiale. Au Japon, sur le tracé historique de Suzuka, les Flèches d’Argent on sauté sur la première occasion (le mauvais départ de Vettel) pour renverser la tendance des qualifications et prendre les commandes de la course. Avec Bottas en vainqueur et Hamilton, 3e sur le podium, l’écurie allemande s’est donc assuré de ce nouveau titre. Un titre à la saveur particulière pour l’équipe endeuillée au printemps après le décès de Niki Lauda. Elle s’est aussi assuré de voir le titre pilotes revenir à l’un de ses hommes pour la 6e année consécutive. Aucune équipe n’avait réussi cet exploit dans l’Histoire de la F1. (Crédit Charles Coates/Getty Images)
Grand Prix du Japon - Mercedes, 6 étoiles
Malgré des frictions récurrentes entre ses pilotes, Ferrari était revenue à la rentrée en forme. Mais ce regain de forme n’aura pas suffi à inverser le cours établi des choses. C’était écrit : Mercedes devait encore une fois s’imposer et décrocher une 6e couronne mondiale. Au Japon, sur le tracé historique de Suzuka, les Flèches d’Argent on sauté sur la première occasion (le mauvais départ de Vettel) pour renverser la tendance des qualifications et prendre les commandes de la course. Avec Bottas en vainqueur et Hamilton, 3e sur le podium, l’écurie allemande s’est donc assuré de ce nouveau titre. Un titre à la saveur particulière pour l’équipe endeuillée au printemps après le décès de Niki Lauda. Elle s’est aussi assuré de voir le titre pilotes revenir à l’un de ses hommes pour la 6e année consécutive. Aucune équipe n’avait réussi cet exploit dans l’Histoire de la F1. (Crédit Charles Coates/Getty Images)
À ses débuts en F1, Max Verstappen traînait une réputation de sale gosse, fonçant dans le tas sans réfléchir. Gagnant en maturité, le Néerlandais avait gommé ses défauts et s’était racheté une conduite, tout en conservant son coup de volant musclé qui fait sa renommée. Mais au mexique, c’est de nouveau le gamin pourri gâté que l’on a retrouvé. Meilleur temps de la Q3 avant le dernier run rapide, il était assuré de partir en pole dès lors qu’un drapeau jaune a fait son apparition après la sortie de piste de Bottas. Mais le Batave a préféré ne pas ralentir comme l’impose cette signalisation, préférant améliorer son temps. Il l’a d’ailleurs admis en conférence de presse. “Je savais que Valtteri (Bottas) avait eu un accident. Et je pense que nous savons tous ce qu'un drapeau jaune signifie. Mais ce n'est pas grave (s'il n'a pas ralenti), n'est-ce pas ?" Forcément, la direction de course et la FIA devait sévir. Une pénalité de trois places l’a privé de sa pole. (Crédit Charles Coates/Getty Images)
Grand Prix du Mexique - Verstappen retombe dans ses travers
À ses débuts en F1, Max Verstappen traînait une réputation de sale gosse, fonçant dans le tas sans réfléchir. Gagnant en maturité, le Néerlandais avait gommé ses défauts et s’était racheté une conduite, tout en conservant son coup de volant musclé qui fait sa renommée. Mais au mexique, c’est de nouveau le gamin pourri gâté que l’on a retrouvé. Meilleur temps de la Q3 avant le dernier run rapide, il était assuré de partir en pole dès lors qu’un drapeau jaune a fait son apparition après la sortie de piste de Bottas. Mais le Batave a préféré ne pas ralentir comme l’impose cette signalisation, préférant améliorer son temps. Il l’a d’ailleurs admis en conférence de presse. “Je savais que Valtteri (Bottas) avait eu un accident. Et je pense que nous savons tous ce qu'un drapeau jaune signifie. Mais ce n'est pas grave (s'il n'a pas ralenti), n'est-ce pas ?" Forcément, la direction de course et la FIA devait sévir. Une pénalité de trois places l’a privé de sa pole. (Crédit Charles Coates/Getty Images)
Avec un titre mondial en jeu (sans aucun réel suspense toutefois), le GP des Amériques promettait. Le scénario a tenu ses promesses, les pilotes Mercedes nous offrant une belle lutte pour la victoire. Déjà auréolée de la couronne constructeurs, l’équipe allemande n’a pas relâché ses efforts, signant à Austin son 9e doublé de la saison. Pour cela, elle a profité des malheurs de la Scuderia avant de mater Verstappen. L’arrêt prématuré du Néerlandais aurait pu enrayer la machine Mercedes. Mais les stratèges des Flèches d’Argent ont parfaitement réagi en basculant son Finlandais sur une stratégie à deux arrêts. Quitte à remettre Hamilton dans la course à la victoire. À l’arrivée, tout le monde était content. Bottas, pouvait savourer une victoire acquise à la force de son pilotage. Et Hamilton pouvait exulter alors qu’il venait de s’assurer d’un 6e titre de champion du monde. (Crédit Dan Istitene/Getty Images)
Grand Prix des États-Unis - La gloire de Lewis Hamilton
Avec un titre mondial en jeu (sans aucun réel suspense toutefois), le GP des Amériques promettait. Le scénario a tenu ses promesses, les pilotes Mercedes nous offrant une belle lutte pour la victoire. Déjà auréolée de la couronne constructeurs, l’équipe allemande n’a pas relâché ses efforts, signant à Austin son 9e doublé de la saison. Pour cela, elle a profité des malheurs de la Scuderia avant de mater Verstappen. L’arrêt prématuré du Néerlandais aurait pu enrayer la machine Mercedes. Mais les stratèges des Flèches d’Argent ont parfaitement réagi en basculant son Finlandais sur une stratégie à deux arrêts. Quitte à remettre Hamilton dans la course à la victoire. À l’arrivée, tout le monde était content. Bottas, pouvait savourer une victoire acquise à la force de son pilotage. Et Hamilton pouvait exulter alors qu’il venait de s’assurer d’un 6e titre de champion du monde. (Crédit Dan Istitene/Getty Images)
Les deux titres mondiaux étant joués (et attribués à la concurrence), Mattia Binotto espérait sûrement finir la saison plus sereinement. Mais ses pilotes ne comptaient pas stopper leur chamailleries en si bon chemin. À Interlagos, les tensions entre Vettel et Leclerc ont même atteint un niveau supérieur. Les deux hommes se sont ainsi touchés en course, ruinant la course de Ferrari. Au 29e tour, le Monégasque s’était incliné face à son coéquipier pour la 3e place. Au 66e tour, il était bien décidé à jouer sa carte. Au virage 1, il a ainsi attaqué Vettel de manière virile pour récupérer la 4e place. Alors quel restait 6 tours pour rendre la pareille à son jeune coéquipier, le quadruple champion du monde n’a attendu que 2 virages pour tenter de récupérer son bien. Après le virage n°3, il s'est infiltré à l’extérieur, il a débordé la voiture n°16 et entrepris de se rabattre. Sûrement un peu trop tôt. Dès lors, le contact était inévitable. Si le frottement entre les deux roues fut minime, les dégâts étaient énormes avec un double abandon. Après la course, Binotto se désolait que ses pilotes aient couru pour eux-mêmes… oubliant au passage que c’était en grande partie son manque d’autorité sur ses poulains et son management hasardeux qui avaient conduit à cette situation explosive. (Crédit Twitter @F1)
Grand Prix du Brésil - Vettel - Leclerc, le point de non-retour ?
Les deux titres mondiaux étant joués (et attribués à la concurrence), Mattia Binotto espérait sûrement finir la saison plus sereinement. Mais ses pilotes ne comptaient pas stopper leur chamailleries en si bon chemin. À Interlagos, les tensions entre Vettel et Leclerc ont même atteint un niveau supérieur. Les deux hommes se sont ainsi touchés en course, ruinant la course de Ferrari. Au 29e tour, le Monégasque s’était incliné face à son coéquipier pour la 3e place. Au 66e tour, il était bien décidé à jouer sa carte. Au virage 1, il a ainsi attaqué Vettel de manière virile pour récupérer la 4e place. Alors quel restait 6 tours pour rendre la pareille à son jeune coéquipier, le quadruple champion du monde n’a attendu que 2 virages pour tenter de récupérer son bien. Après le virage n°3, il s'est infiltré à l’extérieur, il a débordé la voiture n°16 et entrepris de se rabattre. Sûrement un peu trop tôt. Dès lors, le contact était inévitable. Si le frottement entre les deux roues fut minime, les dégâts étaient énormes avec un double abandon. Après la course, Binotto se désolait que ses pilotes aient couru pour eux-mêmes… oubliant au passage que c’était en grande partie son manque d’autorité sur ses poulains et son management hasardeux qui avaient conduit à cette situation explosive. (Crédit Twitter @F1)
Avec les deux Ferrari au tapis, l’abandon de Bottas trahi par son moteur et des stratégies partant littéralement dans tous les sens au fur et à mesure que les équipes apprenaient à comprendre les Pirelli, le résultat de ce Grand Prix du Brésil s’annonçait fou. Et forcément, ils étaient nombreux à se prendre à rêver de podium. Au milieu de cette pagaille, Pierre Gasly a tiré son épingle du jeu. Profitant de l’accrochage entre Hamilton et Albon, le Français a hérité d’une place sur le podium à laquelle il ne croyait plus en 2019. Contenant les assauts du Britannique, Gasly a passé le drapeau à damiers en 2e position dans un finish qui restera dans les mémoires. Fou de joie à l’arrivée, le Normand a adressé un magnifique pied de nez à Red Bull. Au coeur de l’été, l’impitoyable Helmut Marko n’hésitait pas à le renvoyer chez Toro Rosso, mécontent de ses résultats au volant de la grande soeur. Une humiliation que Gasly a encaissé, préférant répondre sur la piste. (Crédit Mark Thompson/Getty Images)
Grand Prix du Brésil - La revanche de Gasly
Avec les deux Ferrari au tapis, l’abandon de Bottas trahi par son moteur et des stratégies partant littéralement dans tous les sens au fur et à mesure que les équipes apprenaient à comprendre les Pirelli, le résultat de ce Grand Prix du Brésil s’annonçait fou. Et forcément, ils étaient nombreux à se prendre à rêver de podium. Au milieu de cette pagaille, Pierre Gasly a tiré son épingle du jeu. Profitant de l’accrochage entre Hamilton et Albon, le Français a hérité d’une place sur le podium à laquelle il ne croyait plus en 2019. Contenant les assauts du Britannique, Gasly a passé le drapeau à damiers en 2e position dans un finish qui restera dans les mémoires. Fou de joie à l’arrivée, le Normand a adressé un magnifique pied de nez à Red Bull. Au coeur de l’été, l’impitoyable Helmut Marko n’hésitait pas à le renvoyer chez Toro Rosso, mécontent de ses résultats au volant de la grande soeur. Une humiliation que Gasly a encaissé, préférant répondre sur la piste. (Crédit Mark Thompson/Getty Images)

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