Ligue des Champions - Les forces et faiblesses des 8 qualifiés


On connaitra peu après midi l’adversaire de Monaco en quarts de finale de Ligue des Champions. Avant le tirage, tour d’horizon des forces et des faiblesses de chaque équipe.

Le + de Monaco : l’attaque

C’est évidemment le point fort de l’ASM. Les Monégasques se sont brillamment qualifiés en passant la bagatelle de six buts à Manchester City. En Ligue 1, les chiffres sont tout aussi excellents avec 84 buts marqués, loin devant le PSG et ses 58 réalisations. Un bon parcours des Monégasques passe par son attaque emmenée par Falcao, Germain ou Mbappé. C’est aussi pour cela que le parcours des protégés de Jardim passionne autant les amateurs de football.

Le – de Monaco : la jeunesse

Hormis Leicester, personne n’affiche aussi peu d’expérience que Monaco sur la scène européenne parmi les huit qualifiés. Symbole, Kylian Mbappé qui est devenu le premier joueur sélectionné en équipe de France à être né après la Coupe du Monde 1998 ! Et si la jeunesse peut renverser des montagnes, elle peut aussi se retrouver à court de solutions dans les moments cruciaux d’une double confrontation de très haut niveau.

Le + du Real Madrid : le mental

C’est l’une des plus grandes réussites de Zinedine Zidane : avoir fait revenir la haine de la défaite dans les couloirs de la Maison Blanche. Sergio Ramos avait déjà renversé l’Atlético de Madrid d’un coup de casque dévastateur au bout du bout de la finale 2014 (4-1 a.p.). Ces derniers temps, cette capacité à renverser un match est devenu la marque de fabrique des Merengues. Ainsi, contre Naples, le Real a concédé deux fois l’ouverture du score… et s’est imposé deux fois par trois buts à un.

Le – du Real Madrid : la défense

C’est le revers d’un mental médaillé : si le Real parvient à retourner des situations mal engagées, c’est qu’il se met lui-même trop souvent dans ces situations. Sur ses six derniers matchs toutes compétitions confondues, Madrid a encaissé neuf buts. Ainsi, Sergio Ramos, si précieux devant, est parfois coupable derrière. Varane est actuellement blessé, Pepe et Nacho ne respirent pas l’assurance tout risque, de même que l’offensif Marcelo ou que Carvajal. Sans oublier Keylor Navas, fébrile ces derniers temps. Et si Casemiro est souvent là pour combler les brèches, il ne peut pas tout faire tout seul.

Le + de Barcelone : le trio magique

Elle va bientôt devenir plus connue que sa messagerie homonyme : la MSN barcelonaise affiche un talent hors-norme, potentiellement au-dessus de toutes les attaques européennes. Messi est l’un des meilleurs joueurs de tous les temps, Neymar peut régaler à tout moment – le PSG en a fait l’amère expérience – et Suarez combine un sens du but et une hargne peu communs. Lancé, le trio est infernal. Et peut largement mettre Barcelone une nouvelle fois sur le toit de l’Europe, après sa victoire en 2015.

Le – de Barcelone : l’âge

Iniesta, 32 ans ; Mascherano, 32 ans ; Piqué, 30 ans ; Suarez, 30 ans… S’ils sont loin d’être has been, plusieurs membres incontournables du squad catalan ont déjà une longue carrière derrière eux. Ce qui fait la force de l’expérience peut aussi être une faiblesse au moment de se motiver (tous ces joueurs ont déjà tout gagné ou presque) ou lors d’une prolongation contre une équipe en feu. Non, les Blaugranas ne sont plus tout jeune. D’ailleurs, on a souvent l’impression que c’est la même équipe qui rafle tout ou presque depuis des années.

Le + de l’Atlético : le collectif

L’atout numéro un de l’Atlético est et restera son collectif. Onze joueurs toujours prêts à se sacrifier au service de leurs coéquipiers, et qui ne se rendront que les armes à la main. Si l’équipe de Simeone ne brille pas par un empilement de stars, Antoine Griezmann mis à part, chacun sait exactement ce qu’il doit faire et ce qu’il peut faire pour apporter encore plus. Avec une telle foi, l’Atlético peut aller loin. Jusqu’à remporter, enfin, la Ligue des Champions, après deux échecs en finale en 2014 et 2016, contre le Real ?

Le – de l’Atlético : Diego Simeone

Oui, El Cholo Simeone peut être le maillon faible de son club. Pourquoi ? Tout simplement car l’entraîneur argentin est annoncé sur le départ depuis de longues semaines et que cela pourrait déstabiliser son groupe à l’approche d’un très grand rendez-vous, avec son cortège de pressions et de rumeurs. Evidemment, l’Atlético doit énormément à son entraîneur. Mais les plus belles histoires ont toujours une fin, et celle-ci est souvent difficile.

Le + de la Juventus : la discrétion

Sans faire de bruit, la Juve continue son chemin. La Veille Dame n’a connu que conq défaites cette saison toutes compétitions confondues (à chaque fois dans des compétitions domestiques) et s’avance sûre de ses forces, en prenant le temps de peaufiner les réglages. Un gardien légendaire, une défense impériale (Bonucci, Barzagli, Chiellini), un joyau au milieu (Dybala) et des attaquants efficaces emmenés par Gonzalo Higuain, 19 buts en Série A. Personne ne fait trop attention à elle mais à la fin, la Juve sera encore là.

Le – de la Juventus : la Série A

Si la Juventus avance masquée en Europe, elle le doit aussi à un championnat en déliquescence qui ne lui offre aucune opposition véritablement consistante. Fléau qui a pu toucher le PSG en France ou le Bayern Munich en Allemagne, un faible niveau domestique n’aide pas à se préparer au mieux pour les joutes européennes. Avec huit points d’avance sur la Roma, dix sur Naples et quatorze sur la Lazio, la Juve est bien partie pour… sixième Scudetto d’affilée.

Le + de Leicester : la fraîcheur

C’est la sensation de ces quarts de finale : le champion d’Angleterre 2016, à la surprise générale, ne s’arrête pas de rêver et se hisse dans le top 8 européen. Les Foxes continuent de vivre leur conte de fée sous la houlette de leur nouvel entraîneur, Craig Shakespeare. Parfaits en phase de poule avec Claudio Ranieri (une seule défaite alors qu’ils étaient déjà qualifiés), renversants contre Séville en huitièmes de finale (défaite 2-1 à l’aller, victoire 2-0 au retour), les champions d’Angleterre sont les derniers représentants de Premier League encore en jeu. Avec tout un pays derrière soi, pourquoi ne pas réaliser à nouveau l’impensable ?

Le – de Leicester : la fragilité

Si le parcours européen de Leicester est aussi étonnant, c’est parce que les choses sont très nettement plus difficiles au pays. Et c’est un euphémisme : défaits dans le Community Shield par Manchester United en ouverture de la saison (1-2), éliminés par Chelsea au 3e tour de League Cup (2-4), sortis par Milwall en 5e tour de Cup (1-0) et surtout 15e en Premier League, Leicester n’a que trois petits points d’avance sur le premier relégable. À ce stade, l’Europe peut vite passer au second plan…

Le + du Bayern Munich : la confiance

La confiance joue un rôle majeur dans les exploits européens et de la confiance, les hommes d’Ancelotti en ont fait un énorme plein contre Arsenal. Désossés deux fois par cinq buts à un, les Gunners ont sombré autant que le Rekordmeister a montré ses muscles saillants. Et avec l’entraîneur italien, les Allemands ont à leur tête un entraîneur à l’expérience européenne incomparable, lui qui a remporté deux fois la Ligue des Champions en tant que joueur, trois fois en tant qu’entraîneur. Alors, quand il faudra choisir les bons mots, Don Carlo saura y faire.

Le – du Bayern Munich : la forme physique

Depuis le début de l’année, des questions s’élèvent sur la préparation physique d’un Bayern Munich plus aussi incisif qu’en 2016. Carlo Ancelotti assure que son équipe a été préparée pour être au meilleur de sa forme au moment le plus important, pour le printemps européen. Il n’empêche que les rendements de Franck Ribéry, de Thomas Müller, de Douglas Costa ou d’Arjen Robben inquiètent. Seul Lewandowski continue d’enfiler les buts comme des perles. Suffisant ?

Le + du Borussia Dortmund : la vitesse

Avec Ousmane Dembélé et surtout Pierre-Emerick Aubameyang (22 buts en Bundesliga, 7 buts en Ligue des Champions), le Borussia Dortmund possède deux des attaquants les plus rapides d’Europe. Le genre de joueur qui peut déposer n’importe quel défense sur une accélération, concrétiser une contre-attaque à tout moment. Une arme ravageuse largement utilisée par l’entraîneur Thomas Tuchel qui empêche l’adversaire de se découvrir au risque de se faire punir. Dans un bon jour, rien ne résiste à l’attaque Dortmunder. Surtout quand elle est poussée par l’impressionnant Mur jaune du Signal Iduna Park.

Le – du Borussia Dortmund : l’ambiance

Ce qui est normalement l’apanage du Bayern Munich touche cette fois le Borussia Dortmund : les relations ne seraient pas au beau fixe dans la maison jaune. Thomas Tuchel est contesté par sa direction et risque de perdre son poste rapidement. Pierre-Emerick Aubameyang a des envies d’ailleurs alors qu’Ousmane Dembélé est courtisé. Enfin, Mario Götze avait du mal à retrouver son meilleur niveau jusqu’à ce que, dernière tuile en date, il se blesse jusqu’à la fin de saison. De nombreux grains de sable qui peuvent vite enrayer la mécanique la mieux huilée.

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