Mauvaises pioches : les pires recrues de l’ère Wenger

C’est un fait, Arsenal est en crise. Responsable désigné du naufrage actuel, Wenger est depuis plusieurs semaines la cible du courroux des supporters des Gunners, lassés par des années de disette, et de plus en plus sceptiques quant aux qualités du technicien alsacien. Il faut dire qu’Arsène manque parfois de flair. Notamment en matière de recrutement. Petite passage en revue de ses plus grosses erreurs de casting.

 

Nicklas Bendtner, Alain Deloin

Sur l’étal des plus gros melons de l’histoire du football, l’attaquant danois occupe une place de choix. Certains d’entre vous pourraient d’ailleurs trouver sévère sa présence au sein de cette liste. Après tout, Bendtner a passé cinq saisons à Arsenal, et y a inscrit 46 buts. Reste qu’au regard des espoirs placés initialement en lui, et surtout de ses saillies prétentieuses, Nicklas ne l’a pas volée. Jugez plutôt : « Je devrais commencer tous les matches, je devrais en jouer chaque minute et être toujours dans l’équipe ». Ou encore : « J’estime que je paye déjà cher avec mon corps, mon temps et avec le fait que je n’ai pas de vie privée. Donc oui, je mérite mon salaire ». Et enfin, la plus belle : « D’ici 5 ans, je vais être le meilleur buteur du monde. Croyez-moi, ça va arriver.» On attend toujours…
(Getty Images)

Mikaël Silvestre, le cadeau empoisonné

Généralement, lorsqu’un entraîneur consent au transfert de l’un de ses joueurs historiques chez un club rival, il y a anguille sous roche. Wenger n’a pourtant vu aucun inconvénient à accueillir Mikaël Silvestre, libéré par Alex Ferguson en 2008, au terme de son long bail mancunien. Joueur estimé du côté d’Old Trafford durant neuf ans, le Français traîna pendant deux saisons son spectre du côté de Highbury. On ne peut pas être et avoir été, Arsène aurait dû le savoir…
(Getty Images)

Park Chu-young, Corée déçue

Il fut un temps, pas si lointain, où les joueurs « made in Korea » avaient la cote en Premier League. Manchester United avait Park Ji-sung, et Arsenal, Park Chu-young. Si le premier a incontestablement marqué de son empreinte l’entrejeu des Red Devils, le deuxième n’a en revanche pas laissé un souvenir impérissable sur le front de l’attaque londonienne. Arrivé à l’été 2011 en provenance de Monaco, le Sud-Coréen n’a foulé pour la première fois la pelouse de Highbury qu’en janvier 2012 face à Man U. Une apparition qui sera aussi sa dernière en PL. Libéré en juillet 2014, il rentrera en toute discrétion au Pays du Matin calme.
(Getty Images)

Andre Santos, ailier contrarié

2011 fut définitivement l’année de la lose en matière de transferts pour Arsenal. Dépouillé de Fabregas et Nasri au milieu de terrain, Arsène décida pourtant de renforcer sa défense. Son choix se porta sur André Santos, un arrière d’aile brésilien au profil offensif prometteur. Sans doute bluffé par ses 22 capes avec la Seleçao et quelques remontées de balle estampillées joga bonito, l’Alsacien fut obligé de se rendre à l’évidence au bout de quelques rencontres : Santos était aussi habile et impliqué défensivement que Mario Balotelli dans ses mauvais jours. Dix-huit mois et 22 matchs plus tard, le joueur auriverde rentra au pays, où les fans de Flamengo, dont il « défendait » les couleurs, le harcelèrent des mois durant, tant ses performances étaient médiocres.
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Amaury Bischoff, pari perdu

Wenger a toujours aimé tenter des coups. Notamment avec des joueurs blessés, dont on pensait (à juste titre) qu’ils ne pourraient pas revenir au plus haut niveau. Le cas d’Amaury Bischoff est à ce titre emblématique. Milieu de terrain prometteur, le Franco-portugais est arrivé à Londres en provenance du Werder Brême, lesté d’une préoccupante blessure au genou. Inutile de dire que le miracle n’a pas eu lieu, et que Bischoff s’est fait lourder – miracle/Lourdes, vous suivez ? – après sept petits matchs sous le maillot rouge et blanc. On avait pourtant dit à Arsène qu’il n’avait plus de genou…
(Getty Images)

Igor Stepanovs, défenseur sans défense

Ceux qui se souviennent du joueur letton doivent encore faire des cauchemars, en revoyant son corps dégingandé, mis au supplice durant 90 minutes par Dwight York, un jour de fessée à Old Trafford (6-1, en février 2001). Une défaite mémorable, au cours de laquelle le défenseur central fit la double démonstration de sa transparence et de son absence totale d’élégance. Si la légende de son incompétence se transmet encore dans le vestiaire des Gunners – on dit que le jour où Wenger signa son contrat, les joueurs tombèrent de l’armoire – le souvenir de sa maladresse fait encore sourire plus d’un supporter mancunien.
(Getty Images)

Francis Jeffers, renard de grande surface

Au début des années 2000, Wenger se mit en quête d’un buteur. Un de ces renards des surfaces qui faisait (et fait toujours) défaut à l’attaque des Gunners. Il crut avoir déniché la perle rare en 2001 en la personne de Francis Jeffers, fraîchement débarqué d’Everton. Pourries par les blessures, ses deux saisons à Highbury se soldèrent par 22 petits matchs et seulement quatre buts. Pas vraiment un ratio de goleador.
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Tomas Danilevicius, le (seul) but en or

Ah, les matchs de pré-saison… Les plus beaux trompe-l’oeil du football, capables de rendre myopes les entraîneurs les plus aguerris. Un piège ophtalmique dans lequel Arsène est tombé un beau jour de l’été 2000, lors d’un Arsenal-Barcelone qui vit un certain Tomas Danilevicius s’illustrer, en marquant l’unique but de la rencontre. Juste de quoi faire illusion auprès du technicien alsacien. Trois titularisations et zéro but plus tard, la magie s’évapora et l’attaquant lituanien retrouva logiquement sa place sur la liste des départs.

Michal Papadopoulos, prêt sans intérêt

Arrivé en prêt en provenance du club tchèque Banik Ostrava à l’été 2003, Papadopoulos était censé signer son contrat au terme de la saison. Fort heureusement cette fois, Wenger eut la lucidité de le renvoyer dans son pays natal après une année de cirage de banc, seulement interrompue par une titularisation en League Cup. Une rencontre où il ne fit d’ailleurs pas forte impression, laissant un certain Cesc Fabregas accaparer la lumière en devenant le plus jeune buteur de l’histoire du club (16 ans et 212 jours). Michal, un Tchèque sans provision.

Kim Källström, Gone baby gone

Si les supporters lyonnais conservent un souvenir ému du milieu de terrain venu du froid, il n’en va pas de même de ceux d’Arsenal. Une fois de plus, Arsène fit preuve d’un sens très personnel de la détection. En quête d’un milieu de terrain susceptible de pallier une cascade de blessures dans l’entrejeu des Gunners, l’Alsacien jeta son dévolu sur Källström au mercato hivernal en 2014. Problème : le Suédois était alors lui aussi sévèrement blessé au dos. Une malfaçon de l’armoire Ikéa perçue trop tard, qui obligea Wenger à l’enrôler malgré tout. Bilan : quatre petits mois passés sous la guérite de l’Emirates, trois titularisations et un but (sur pénalty). Des stats à faire pâlir d’envie HBA (ceci est une blague, Hatem on t’aime).
(Reuters)

Nicklas Bendtner, Alain Deloin

Sur l’étale des plus gros melons de l’histoire du football, l’attaquant danois occupe une place de choix. Certains d’entre vous pourraient d’ailleurs trouver sévère sa présence au sein de cette liste. Après tout, Bendtner a passé cinq saisons à Arsenal, et y a inscrit 46 buts. Reste qu’au regard des espoirs placés initialement en lui, et surtout de ses saillies prétentieuses, Nicklas ne l’a pas volée. Jugez plutôt : « Je devrais commencer tous les matches, je devrais en jouer chaque minute et être toujours dans l’équipe ». Ou encore : « J’estime que je paye déjà cher avec mon corps, mon temps et avec le fait que je n’ai pas de vie privée. Donc oui, je mérite mon salaire ». Et enfin, la plus belle : « D’ici 5 ans, je vais être le meilleur buteur du monde. Croyez-moi, ça va arriver.» On attend toujours…
(Getty Images)
Auraient sans conteste pu figurer dans ce classement : Junichi Inamoto (et ses quatre apparitions), Kaba Diawara (et ses trois matchs), Germain Pennant (et ses deux millions de livres), Christopher Wreh (et ses 5 buts en trois ans), Marouane Chamakh (et sa crête), Andrey Arshavin (et sa mauvaise humeur) et quelques autres flops de toute beauté.

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