Le TOP 15 des plus gros flops du PSG

Ben Arfa se dirige lentement mais sûrement vers un échec à Paris. Et ce ne sera pas le premier : retour sur 15 transferts ratés de ces 30 dernières années au PSG. Attention, liste non exhaustive.

Alors, qui est le plus gros échec de la cellule de recrutement du PSG ?

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Ray Wilkins (1987)

Si les joueurs anglais se font rares en France, c’est peut-être suite à la triste expérience de Wilkins. Quand il arrive du Milan AC, le milieu défensif, ancien capitaine de Manchester United, affiche 84 sélections nationales et une flatteuse réputation. Mais, à 31 ans, l’Anglais est paumé sur le terrain. Il repart quatre mois plus tard pour l’Ecosse. Pas exactement le Waddle de Paris.

Geraldão (1991-1992)

Arrivé l’année du rachat du PSG par Canal +, en même temps que Ricardo et Valdo, le défenseur central (dernier rang, 6e en partant de la gauche) arrive avec une Ligue des Champions 1987 au palmarès, la réputation de Ronald Koeman auriverde et celle de marquer deux coups francs sur trois. L’histoire dit que les supporters parisiens n’ont vu que les troisièmes. 29 matchs plus tard, il part finalement… au Mexique.

Nicolas Anelka, Stéphane Dalmat & Peter Luccin (2000-2002)

Après le raz de marée « black – blanc – beur » de 1998, voici le PSG « banlieue » de 2000. En tête de gondole, Nicolas Anelka : l’enfant de Trappes, formé à Paris, revient dans son club trois ans après l’avoir quitté pour la modique somme de 220 millions de francs. Avec Dalmat et Luccin, arrachés à Marseille, il doit mener le PSG au titre en France et en quarts en Europe, objectifs annoncés. Résultat, une 9e place et une élimination en poules de C1. Dalmat part en janvier, Luccin à l’été, Anelka un an plus tard. Un bide.

Hugo Leal (2001-2004)

Meneur de jeu de l’Atlético, son club descend en Segunda Division et ne parvient pas à remonter la saison suivante. Mais cela n’inquiète pas Luis Fernandez, qui convainc sa direction d’aligner 9 millions d’euros pour le recruter. En trois saisons, son coup d’éclat reste un but contre Auxerre en finale de Coupe de France… avant d’être expulsé en seconde période et de voir Auxerre emporter le trophée. Échec et mat.

Hakan Yakin (31 juillet – 19 août 2003)

Le plus beau vrai-faux transfert de l’histoire du PSG. Acheté 1,5 millions d’euros pour compenser le départ de Ronaldinho, le meneur de 26 ans arrive enrobé et surtout blessé. Contre l’avis de son nouveau club, il repart en Suisse se faire opérer. Francis Graille décide d’annuler le contrat, Yakin rebondit au VfB Stuttgart. Enfin, pas vraiment : il ne s’y imposera pas. Le nouveau Ronaldinho, assurément.

Branko Boskovic (2003-2006)

A l’époque, Vahid Halilhodzic l’a préféré à Kaka, jugé trop cher. Sauf que pendant que le Brésilien accumule les trophées avec le Milan AC, l’obscur Monténégrin venu de l’Etoile Rouge de Belgrade se contente d’un doublé contre l’OM en Coupe de la Ligue. Deux saisons et 47 matchs plus tard, il est prêté à Troyes, puis rompt son contrat avec le PSG, connait six mois de chômage et atterrit au Rapid Vienne en 2007. L’année du Ballon d’or de Kaka.

Sergueï Semak (2005-2006)

Un but à Moscou en septembre 2004, et surtout un triplé au Parc avec le CSKA deux mois plus tard : voilà comment Semak se fait remarquer par le PSG. Après 10 ans dans son club, le Russe rejoint Paris en janvier 2005 pour 2,5 millions d’euros. Mais il traverse la capitale comme un fantôme, avant de repartir en février 2006, direction le FK Moscou. En Russie, Semak est adulé. Moins à Paris.

Carlos Bueno (2005-2007)

Bueno, c’est l’histoire d’une bataille acharnée entre Peñarol et PSG pour la validité du transfert, une impossibilité de jouer avant novembre 2005, 16 matchs, deux buts contre Vermelles et Lyon-la-Duchère en Coupe de France, 12 clubs différents depuis 2007. Bref, une histoire ratée.

Marcelo Gallardo (2007-2008)

Le meneur argentin est une légende à River Plate et à Monaco, c’est acquis. Mais à Paris, c’est autre chose. De retour en Europe après trois ans à River, Gallardo, vieillissant, traîne sa peine sur les terrains français. Une saison, 28 matchs pour deux petits buts, et un départ pour les Etats-Unis. Son passage à Paris était le dernier sur le Vieux Continent pour El Muñeco. Avant un retour en tant qu’entraîneur ?

Apoula Edel (2007-2011)

En octobre 2006, le gardien du Rapid Bucarest affronte le PSG. Un an plus tard, il entre pour le PSG… en tant qu’attaquant ! Un premier match qui n’augure rien de bon pour le Camerounais naturalisé Arménien à l’âge incertain : recruté en 3e gardien, il est titulaire en 2010-2011. Pour un bilan final de 66 buts encaissés en 71 matchs. Dirty sheets.

Éverton Santos & Willamis Souza (2008-2009)

Le tandem brésilien est le symbole des errements de la cellule de recrutement dirigée par Alain Roche. Arrivés en janvier 2008, le duo ne jouera qu’un total de 20 matchs cumulés, pour zéro but. Souza repartira six mois après son arrivée. Everton, lui, restera quatre ans. Mais sera aussi prêté à cinq reprises.

Mateja Kezman (2008-2010)

Kezman, ou le recrutement de stars vieillissantes cher au PSG. Serial buteur avec le PSV Eindhoven, passé par Chelsea, l’Atlético et Fenerbahce, le Serbe est recruté sur un solide CV. Les performances seront toutes autres : 10 buts en 53 matchs, un Ballon de plomb et un jet de maillot sur la pelouse du Parc qu’aucun supporter n’a oublié. Son contrat est finalement résilié, et Kezman s’envole pour le South China Football Club.

Diego Lugano (2011-2013)

L’Uruguayen arrive en même temps que les Qataris au PSG. Capitaine de la Céleste, auteur d’un excellent Mondial 2010, idolâtré à Fenerbahce, troisième plus gros salaire du PSG… mais une lenteur catastrophique et aucune minute jouée lors de ses six derniers mois à Paris, avant un prêt à Malaga, qui ne lèvera pas l’option. Direction West Bromwich Albion.

Yohan Cabaye, Benjamin Stambouli & Grzegorz Krychowiak (depuis 2014)

Trois joueurs qui symbolisent la difficulté du PSG à renouveler son milieu de terrain. Cabaye, choisi par Blanc, ne s’est jamais imposé. Stambouli, venu pour être remplaçant, était trop tendre. Et Krychowiak, poulain d’Emery, est aux abonnés absents. S’il part cet été, chacun aura fait une saison au club. Trois petits tours et puis s’en vont…

Hatem Ben Arfa ? (depuis 2016)

Bien sûr, la messe n’est pas encore dite. Mais ça commence à sentir le sapin pour le petit génie du football français. Buteur pour son premier match et son premier titre, le Trophée des Champions contre Lyon, Ben Arfa a depuis disparu de la circulation, une nouvelle difficulté dans une carrière qui n’en a pas manquée. Pas sûr que ses récentes vidéos l’aident à remonter la pente.

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