Top 8 des quarts de finale de Monaco en Coupe d'Europe

Mardi, l’AS Monaco rencontre le Borussia Dortmund en quarts de finale de la Ligue des Champions. Un tour qualificatif qui a souvent souri au club de la Principauté, marquant à plusieurs reprises son histoire sur la scène européenne…


 

Mars 2004 – Real Madrid-AS Monaco (4-2)/(1-3) – Quarts de finale Ligue des Champions

Assurément le plus grand exploit de l’AS Monaco en Coupe d’Europe. Face au Real Madrid des Galactiques où figurent Zidane, Ronaldo, Figo, Roberto Carlos, Raul, autant dire qu’on ne donnait pas cher de la peau des hommes entraînés par Didier Deschamps. Encore plus après la défaite 4-2 au match aller, à Santiago Bernabeu. Au retour, Raul ouvre le score et glace le Louis II qui ne croit plus en la qualification. Jusqu’à ce que le capitaine Ludovic Giuly sonne la révolte d’une reprise du droit. Fernando Morientes l’imite ensuite de la tête, avant que Giuly s’offre un doublé : sa talonnade géniale propulse – pour la troisième fois – l’ASM en demi-finales de la C1. Le Real est à terre. Monaco est en folie et s’apprête à vivre sa plus belle épopée européenne. Malheureusement, comme en 1992, le club de la Principauté échouera une nouvelle fois en finale. Cette fois, le briseur de rêve monégasque se nomme Porto…

Mars 1989 – Monaco-Galatasaray (0-1)/(1-1) – Quarts de finale Ligue des Champions

Pour rien au monde, ils n’auraient manqué ça. Pour le premier quart de finale européen de l’histoire de l’AS Monaco, le prince Rainier et son fils Albert ont fait le déplacement au Müngersdorfer stadion de Cologne pour soutenir l’ASM face au Galatasaray Istanbul. Le stade des Turcs étant suspendu, c’est en Allemagne que le Monaco de Glenn Hoddle doit aller chercher sa qualification pour la demi-finale de ce qu’on appelle encore la Coupe d’Europe des clubs champions. Défaits 1-0 à l’aller au Louis II, les Monégasques doivent l’emporter au retour. Menés 1-0, ils reviennent au score grâce à George Weah, mais ne parviennent pas à marquer un deuxième but synonyme de qualification. Le club de la Principauté quitte la C1 mais fait connaître son nom sur la scène européenne…

Avril 2015 – Juventus Turin-AS Monaco (1-0)/(0-0) – Quarts de finale Ligue des Champions

Peut-être l’un des plus grands regrets de Monaco en Coupe d’Europe. Confrontée en quarts de Ligue des champions à la Juventus Turin, leader de la Serie A, l’ASM de Layvin Kurzawa joue sans complexe et pose des problèmes aux Bianconeri. A l’aller, La Vieille Dame est malmenée chez elle. Elle parvient cependant à s’imposer 1-0 sur un pénalty consécutif à une faute peu évidente. Au retour, Monaco pousse mais ne trouve pas la faille. L’arbitre oublie même de siffler une faute flagrante dans la surface italienne. Score final : 0-0. Eliminé, le club de la Principauté peut nourrir de très gros regrets, tant il a fait jeu égal avec la Juve d’Andrea Pirlo…

Mars 1990 – Real Valladolid-Monaco (0-0)/(0-0) (3-1 tab)– Quarts de finale Coupe des coupes

L’OM ayant fait le doublé coupe-championnat en 1989 et battu l’ASM en finale, les Monégasques ont été reversés la saison suivante à la place des Marseillais en Coupe des Coupes. En quarts, ils sont opposés aux Espagnols du Real Valladolid. A l’aller, les joueurs d’Arsène Wenger ramènent le nul 0-0 d’Espagne. Même score au retour, après prolongations. La qualification se joue aux tirs au but. Jean-Luc Ettori (ici avec le prince Albert) est le héros du soir : le gardien monégasque détourne trois pénaltys espagnols, avant qu’Emmanuel Petit envoie pour la première fois l’ASM en demi-finale d’une Coupe d’Europe. Au tour suivant, le club échouera face à la Sampdoria Gênes, future lauréate de l’épreuve.

Mars 1997 – Newcastle -AS Monaco (0-1)/(0-3) – Quarts de finale Coupe UEFA

Sonny Anderson et Ali Benarbia sont les bourreaux de Newcastle en quarts de la Coupe Uefa 1997. A eux deux, ils inscrivent trois des quatre buts de Monaco qui s’imposera 1-0 en Angleterre puis 3-0 au Louis II. Les rouge et blanc survolent les débats face à des Anglais dépassés par la puissance offensive des canonniers de la Principauté. La campagne européenne de l’ASM s’arrêtera au tour suivant face à l’Inter Milan, qui soulèvera cette Coupe UEFA, devenue plus tard Ligue Europa…

Mars 1992 – AS Rome-Monaco (0-0)/(0-1) – Quarts de finale Coupe des Coupes

Très certainement le premier grand coup d’éclat dans l’histoire de Monaco en Coupe d’Europe. Saison 1991-1992, alors que les rouge et blanc talonnent l’OM de Jean-Pierre Papin en championnat, ils jouent aussi à fond la Coupe des Coupes (qui a depuis fusionné avec la Ligue Europa). En quarts, la route des joueurs d’Arsène Wenger croisent celle de l’AS Rome de Voller, Hassler, Aldair et Giannini. Des giallorossi finalistes malheureux de la Coupe UEFA la saison précédente. Après avoir ramené un nul 0-0 du Stadio olimpico, la tête du petit portugais Rui Barros qualifie l’ASM au retour (1-0), dans un stade Louis II pris d’assaut par les tifosi romains. Un but synonyme de demi-finales, puis d’une première finale, malheureusement perdue contre le Werder Brême à Lisbonne. Mais Monaco tient sa première grande épopée européenne…

Février 1994 – AS Monaco-Galatasaray 3-0 – Groupe A Ligue des Champions

En cette saison 1993-1994, le tableau de la Ligue des Champions ne comprend pas de quarts de finale : les deux premiers de chaque poule accèdent directement aux demi-finales. Ce que fera Monaco après avoir fini deuxième du groupe A derrière Barcelone, contre lequel les Monégasques s’inclineront deux fois. Mais ils battront à deux reprises Galatasaray, notamment grâce à un but de Youri Djorkaeff (photo), et termineront devant le Spartak Moscou. Qualifiée pour sa première demi-finale de C1, l’ASM chutera face au Milan AC de Fabio Capello, futur vainqueur de l’épreuve.

Mars 1998 – AS Monaco-Manchester United (0-0)/(1-1) – Quarts de finale Ligue des champions

Le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des champions 1998 n’a pas été clément avec Monaco qui doit affronter le Manchester United de Sir Alex Ferguson. Autant dire que les Monégasques ne sont pas favoris. A l’aller, au Louis II, les deux équipes se neutralisent (0-0). Au retour, à Old Trafford, on joue la cinquième minute quand David Trezeguet envoie un missile dans la lucarne de Van der Gouve. A peine âgé de 20 ans, celui que l’on ne surnomme pas encore Trezegol éteint le Théâtre des Rêves et s’offre un record : chronométré à près de 155 km/h, son tir est le but le plus rapide de l’histoire de la compétition. Solskjaer égalisera, mais Monaco crée l’exploit en se qualifiant grâce à la règle du but marqué à l’extérieur. Avant de chuter en demi-finales contre la Juventus Turin.

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